Manuel Valls se dit serein avant le vote de confiance

le
10
MANUEL VALLS ANNONCE AUX DÉPUTÉS PS DE NOUVELLES ÉCONOMIES
MANUEL VALLS ANNONCE AUX DÉPUTÉS PS DE NOUVELLES ÉCONOMIES

PARIS (Reuters) - Manuel Valls s'est déclaré mardi serein avant le vote de confiance à l'Assemblée nationale sur les priorités de son gouvernement, qui aura pour mission de redresser la France dans un moment qualifié de "difficile" et de "grave".

Les députés voteront sans accroc la confiance à l'issue du discours de politique générale du Premier ministre, les radicaux de gauche lui ayant apporté mardi leur soutien tandis que les écologistes annonçaient un vote majoritairement positif.

Manuels Valls s'est efforcé jusqu'à la dernière minute de mobiliser sa majorité, avec une ultime rencontre mardi matin avec des députés socialistes secoués par la lourde défaite de leur camp aux élections municipales.

"Nous sommes dans un moment grave, difficile pour le pays", a-t-il déclaré après avoir rencontré les chefs de groupes politiques de l'Assemblée. "Chacun doit être au niveau de la gravité du moment que nous traversons."

"Je suis à la fois serein et déterminé parce que le gouvernement est attaché d'abord à répondre aux attentes des Français et à mettre en oeuvre la feuille de route définie par le président de la République : croissance, emploi, pouvoir d'achat, ce sont nos priorités", a-t-il ajouté.

Manuel Valls doit donner lors de son discours de politique générale des précisions sur le pacte de responsabilité, qui doit relancer l'emploi grâce à des baisses de charges pour les entreprises, et sur les 50 milliards d'euros d'économies nécessaires pour réduire le déficit public.

Il a d'ores et déjà annoncé mardi devant les députés socialistes des économies supplémentaires par rapport aux 50 milliards d'euros prévus pour financer des mesures en faveur des ménages les plus modestes.

Le Premier ministre "a annoncé un collectif budgétaire à la fin du mois de juin en évoquant de nouvelles économies", a dit à Reuters le député Christian Eckert, rapporteur de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

"IL FAUT AGIR"

"Il ne faut pas perdre de temps, il faut agir", a-t-il expliqué. "Il ne s'agit pas de donner des gages, il s'agit de construire un partenariat fructueux entre le gouvernement et la majorité, entre le gouvernement et les socialistes bien sûr, entre le gouvernement et le Parlement, entre le gouvernement et les Français d'abord."

La majorité lui est d'ores et déjà acquise, notamment parmi les 291 députés socialistes, dont une poignée seulement devraient s'abstenir lors du vote de confiance.

"C'est bien ce que les Français attendent, une unité qui permette de mener une politique", a dit le chef de file des députés socialistes à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, qui prédit que la confiance sera accordée "de façon très majoritaire voire quasi unanime par le groupe socialiste".

"Ne pas soutenir le gouvernement, qui va prendre en compte le message des électeurs et mener la politique de redressement et de justice sociale, ce serait une faute politique", a répondu Bruno Le Roux sur Europe 1 aux 86 parlementaires socialistes qui réclament un changement de cap politique.

"Je le dis à chacun des députés : ne pas voter la confiance c'est penser qu'il y aurait autre chose de mieux à faire ailleurs", a-t-il souligné. "Or l'alternative on la connaît, elle est de l'autre coté de l'hémicycle, elle est dans les 130 milliards d'économies qui sont proposées par l'UMP."

Le groupe socialiste, qui dispose de la majorité absolue à l'Assemblée nationale, peut compter sur l'appui des 17 députés radicaux de gauche et d'une majorité des 17 élus écologistes.

"Une très large majorité du groupe écologiste a décidé de voter la confiance à son gouvernement", a déclaré François de Rugy, le co-président du groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'issue d'une réunion du groupe.

En revanche, Manuel Valls ne doit rien attendre des 10 députés du groupe Front de gauche.

"Nous voterons nettement contre parce que tout ce qui est mou est flou", a déclaré son président, le communiste André Chassaigne.

(Marine Pennetier, avec Emile Picy et Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlaure13 le mardi 8 avr 2014 à 17:57

    La dette des Etats à dégénérée en facilité à cause d’un afflue de liquidités, qui provient tout simplement des planches à billets des banques centrales…Autrement dit, nous payons des intérêts sur de la fausse monnaie, mais rembourser ce capital de fausse monnaie, n’est pas nécessaire…Alors, qu’on nous lâche les basques avec ce faux problème !...( voir Mélenchon)…

  • syjo le mardi 8 avr 2014 à 15:47

    les emprunts russes ont ils été remboursés ?

  • SuRaCtA le mardi 8 avr 2014 à 15:33

    Tu reves fort syjo, la France a des actifs et ses actifs seront utilisé pour rembourser les créanciers dans le pire des cas : bien immobilier, tableaux... et surtout livret et assurance vie des citoyens ! Effectivement tout ne vas pas aller pour le mieux, surtout si l'endettement s'accroit continuellement...

  • syjo le mardi 8 avr 2014 à 15:10

    surement qu'ils vont s'assoir dessus,les créanciers sont fait pour çà.il ne faut surtout pas croire que demain tout va aller pour le mieux, que tout le monde va bien travailler,et que l'argent sera rendu.Cà c'est au pays de bisounours.

  • SuRaCtA le mardi 8 avr 2014 à 14:25

    pbenard6, crois tu sincèrement que les créanciers du pays vont s'assoir sur 2000 Mds ? Et qui financera les salaires des fonctionnaires si l'état ne peut plus empruter pour les payer ?

  • pbenard6 le mardi 8 avr 2014 à 13:58

    les dettes des états ne seront jamais remboursées par personne; qu'on arrète de nous casser les pieds!

  • fgino le mardi 8 avr 2014 à 13:58

    reduire les impots des riches afin qu'ils puissent investir en France et non fuir à l'étranger....

  • fgino le mardi 8 avr 2014 à 13:57

    suppression des soins gratuits aux étrangers ! mise au pas des médecins trop prescripteurs, réduction des budget militaires car inutiles, diminution des fonctionnaires inutiles, réduction des politiques qui doivent être bénévoles, mise en place de l'écotaxe, cesser toute intervention militaire en Afrique, remembrer les assoc bidon, sortir les intermittents du spectacle de la caisse des travailleurs, faire payer l'impôts à tous pour les impliquer davantage ..

  • lorant21 le mardi 8 avr 2014 à 13:25

    Il serait temps!

  • hayabuse le mardi 8 avr 2014 à 13:25

    il suffit de puiser dans la poche des plus riches; comme ils sont généreux , vertueux, altruistes et désintéressés comme moi, ils n'y seront pas opposés. allez ! donnez !! donnez! donnez !! nez nez !!!!

Partenaires Taux