Manuel Valls prône la fermeté contre l'antisémitisme après Merah

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À TOULOUSE, MANUEL VALLS PRÔNE LA FERMETÉ CONTRE L'ANTISÉMITISME
À TOULOUSE, MANUEL VALLS PRÔNE LA FERMETÉ CONTRE L'ANTISÉMITISME

par Jean Décotte

TOULOUSE (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a prôné la fermeté contre l'antisémitisme mardi lors d'une cérémonie dans une synagogue de Toulouse, un an jour pour jour après que Mohamed Merah eut tué un rabbin et trois enfants dans une école juive de la ville.

Se réclamant d'Al Qaïda, le "tueur au scooter" avait abattu en outre trois militaires à Toulouse et Montauban en mars 2012, avant de succomber sous les balles de la police venue l'arrêter, au terme d'un long siège de son domicile toulousain.

Dimanche, lors d'une cérémonie devant l'hôtel de ville de Toulouse, le président François Hollande avait lui aussi affiché sa détermination pour lutter contre l'antisémitisme, promettant des poursuites contre les "messages de haine" sur internet.

Le ministre de l'Intérieur a indiqué mardi que le gouvernement comptait s'attaquer "résolument" aux actes antisémites, qui ont connu selon lui une "recrudescence insupportable".

"La République gagnera le combat contre l'antisémitisme", a-t-il dit au cours d'une cérémonie organisée dans la synagogue de l'Espace du judaïsme toulousain.

"Chaque acte antisémite est un acte intolérable (...). Il y a des lois, elles doivent s'appliquer fermement. La République doit punir, elle doit aussi protéger", a-t-il dit, condamnant un antisémitisme "qui prend sa source dans un discours radical qui prospère dans un certain nombre de nos quartiers de France et d'Europe".

SEPT BOUGIES

Au cours de la cérémonie, à laquelle assistaient des élus et des représentants du culte musulman, des enfants ont allumé sept bougies en mémoire des sept victimes du tueur.

Dans la matinée, un office privé réservé aux élèves et aux professeurs s'est aussi tenu dans l'école Ohr Torah, ex-Ozar Hatorah, où Mohamed Merah avait fait irruption le 19 mars 2012.

Le jeune Toulousain avait ouvert le feu et tué le rabbin Jonathan Sandler, ses deux fils Aryeh et Gabriel ainsi que la fille du directeur de l'établissement, Myriam Monsonego.

Il avait également grièvement blessé un jeune interne de l'établissement, Bryan Bijaoui.

Une enquête en cours doit déterminer si Mohamed Merah a bénéficié de complicités. L'un de ses frères, Abdelkader Merah, a été mis en examen pour complicité d'assassinats et incarcéré. Son avocat a demandé sa remise en liberté.

Début mars, Manuel Valls a réaffirmé que des "fautes" avaient été commises par les services de renseignement français lors de l'affaire. (voir )

Dans un rapport publié en octobre, l'inspection générale de la police avait relevé des "défaillances objectives", en particulier de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), sur la dangerosité de Mohamed Merah.

Faisant écho aux propos de François Hollande, qui a promis dimanche des "réponses" aux familles des victimes, Manuel Valls a dit mardi espérer que les commissions rogatoires transmises par la justice française au Pakistan "aboutiront".

"Nous devons tout faire pour savoir ce qui a permis à Merah d'agir ainsi, en France mais aussi à l'étranger", a dit le ministre à la presse juste avant la cérémonie.

"Le gouvernement facilitera le travail de la justice, parce que nous devons cette vérité aux familles et tout simplement aux Français."

Edité par Sophie Louet

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  • M4661438 le mardi 19 mar 2013 à 21:44

    à croire qu'on est plus en france !

  • M1531771 le mardi 19 mar 2013 à 21:39

    ET que prône t'il contre les actes anti Français et anti Chrétiens...?!? Alors ?