Manuel Valls promet la vérité aux victimes de Mohamed Merah

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MANUEL VALLS PROMET LA VÉRITÉ AUX VICTIMES DE MOHAMED MERAH
MANUEL VALLS PROMET LA VÉRITÉ AUX VICTIMES DE MOHAMED MERAH

par Jean Décotte

TOULOUSE (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est rendu jeudi au chevet de la communauté juive de Toulouse et de familles de victimes de Mohamed Merah, à qui il a promis la vérité dans cette affaire ainsi que le maintien de la vigilance autour des bâtiments juifs en France.

Après s'être entretenu avec des proches des militaires victimes du jeune Toulousain, qui a tué sept personnes en mars à Montauban et Toulouse en se réclamant d'Al Qaïda, le ministre a ensuite rencontré des représentants de la communauté juive pour une réunion de travail sur la sécurité.

Il s'est à nouveau engagé à ce que soient déclassifiés les documents nécessaires pour que la vérité éclate dans ce dossier, où le rôle de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) fait notamment débat.

Des doutes sont apparus sur la DCRI, soupçonnée d'avoir utilisé Mohamed Merah comme informateur, et sur le moment choisi par les forces de l'ordre pour l'interpeller, trop tardif aux yeux de certaines familles de victimes. Mohammed Merah a été abattu le 22 mars lors d'un assaut du Raid contre son domicile toulousain.

"Cette vérité, ce sont les Français qui l'attendent", a dit Manuel Valls.

"C'est un travail de long cours. Pour les victimes et leur famille, le temps qui passe sans connaître la vérité est bien évidemment insupportable. Mais il faut du temps", a-t-il fait valoir, n'excluant pas la déclassification de documents supplémentaires.

"Le président de la République à donné l'instruction très claire à moi-même ainsi qu'(au ministre de la Défense) Jean-Yves Le Drian pour que nous mettions tous les éléments, tous les documents au service de la justice et de la vérité. Si d'autres documents doivent faire l'objet de cette information et de cette déclassification, ils le seront."

Il a rappelé avoir chargé l'Inspection générale de la police nationale d'une mission pour "tirer tous les enseignements de ce drame", dont il a dit attendre le rapport "dans quelques heures, quelques jours".

"ON NE FERA PAS REVIVRE LES MORTS"

Arié Bensemhoun, représentant de la communauté juive de Toulouse, a écarté toute "chasse aux sorcières" au sein de la police et dit vouloir simplement connaître la vérité.

"On ne réécrira pas l'histoire, on ne fera pas revivre les morts. Mais si on dit les choses, telles qu'elles se sont passées, peut-être qu'on peut en tirer les conséquences et faire en sorte que pareille situation ne se reproduise plus", a-t-il dit à la presse en marge de la signature par le ministre de l'Intérieur d'une convention pour financer la sécurisation des bâtiments juifs en France.

Manuel Valls a fait part à cet égard de la "totale mobilisation des pouvoirs publics contre l'antisémitisme".

En fin de matinée, le père du caporal Abel Chennouf et le frère du maréchal des logis chef Imad Ibn Ziaten, deux des sept victimes de Mohamed Merah, ont été reçus à la préfecture de Toulouse par Manuel Valls, à qui ils ont transmis des "doléances" concernant l'enquête et le traitement réservé aux familles endeuillées.

Avec eux se trouvait leurs avocats, ainsi que l'avocate de Loïc Liber, militaire gravement blessé à Montauban par Mohamed Merah.

"On était un peu dans le flou mais on a eu quelques assurances du ministre de l'Intérieur. Il va faire remonter les doléances qu'on lui a faites vers le président de la République, pour éventuellement le rencontrer fin novembre, début décembre", a dit à la presse Albert Chennouf.

Pour Samia Maktouf, avocate de la famille d'Albert Chennouf et de membres de la famille Ibn Ziaten, les proches de victimes ont eu ces derniers mois le sentiment d'être livrés à eux-mêmes.

"Nous avons accepté de venir et de faire part de ce mal-être que vivent les victimes", a-t-elle déclaré.

"Différentes demandes ont depuis très longtemps été adressées aux différents ministères. Nous avons même fait appel à l'arbitrage du président de la République des demandes de reconnaissance de 'mort pour la France', que ces militaires (...) soient décorés à titre posthume", a poursuivi l'avocate, faisant également état de besoins financiers.

"Aujourd'hui (les proches) ne sont pas en mesure d'assurer leur défense. L'instruction se déroule à Paris, toutes les parties civiles sont amenées à couvrir beaucoup de dépenses de leur propre poche. Rien n'est remboursé à ce jour. M. Chennouf a même eu à présenter une fiche à M. Valls à hauteur de 1.700 euros, sachant qu'il est retraité et qu'il ne touche que 700 euros."

Edité par Sophie Louet

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  • chatnour le jeudi 18 oct 2012 à 22:50

    Allez tous sur ce lien : http://www.facebook.com/pages/NON-AU-PS/210687468999608#!/pages/NON-AU-PS/210687468999608

  • gmich10 le jeudi 18 oct 2012 à 21:29

    Heu ! heu ! facile moi Pédalo je dis c'est une s.loperie d'islamiste qui a tué des innocents (ce qui n'est pas condamné par l'Islam si ce sont des incroyants).