Manuel Valls mobilise en faveur de l'apprentissage

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OPÉRATION DE MOBILISATION EN FAVEUR DE L'APPRENTISSAGE
OPÉRATION DE MOBILISATION EN FAVEUR DE L'APPRENTISSAGE

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a lancé mardi une opération de mobilisation auprès des partenaires sociaux et des régions en faveur de l'apprentissage, pour lequel le gouvernement peine à obtenir des résultats alors qu'il ambitionne de parvenir à 500.000 jeunes en formation en 2017.

Les services du Premier ministre ont annoncé une série de mesures visant à préparer la rentrée 2015 avec notamment une campagne d'information auprès des jeunes mais aussi des employeurs pour leur détailler les dispositions en faveur de l'embauche d'apprentis.

"Nous savons tous que la rentrée est une période déterminante (....) 70% des entrées en apprentissage ont lieu entre septembre et décembre", a déclaré Manuel Valls lors de cette réunion, selon le texte de son intervention.

Le ministre du Travail François Rebsamen a été chargé d'organiser la mise en oeuvre du plan avec les préfets de région et les recteurs, et établira un bilan d'étape à la rentrée.

Après avoir diminué les crédits alloués à l'embauche des apprentis en début de mandat, François Hollande a depuis mis en oeuvre de nouvelles incitations financières à travers un plan d'action présenté en septembre dernier, mais sans réussir à redresser les recrutements, en baisse depuis 2013.

Le gouvernement a consenti en avril un effort supplémentaire en annonçant une nouvelle prime, qui prévoit la gratuité de la première année d'apprentissage pour les entreprises de moins de 10 salariés qui recrutent un jeune de moins de 18 ans.

L'État s'est aussi engagé à recruter 4.000 apprentis à la rentrée 2015 et 6.000 supplémentaires à la rentrée 2016.

Selon les statistiques du ministère du travail, le stock de contrats d'apprentissage du public et du privé s'établissait en moyenne légèrement au dessus de 400.000, encore loin de l'objectif de 500.000.

Pour le patron du Medef, Pierre Gattaz, les mesures prises par le gouvernement ne sont pas à la hauteur de ses ambitions.

"On reste énormément sur notre faim", a-t-il dit à la presse à la sortie de la réunion, estimant qu'il faudrait davantage mettre les entreprises au coeur de l'élaboration des politiques de l'apprentissage, tant pour les formations proposées que pour leur financement.

(Julien Ponthus)

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