Manuel Valls, les raisons d'une chute

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Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, voit sa cote de popularité s'effondrer.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, voit sa cote de popularité s'effondrer.

Il était haut, tellement haut dans les sondages que sa cote insolente laissait perplexe dans son propre camp. Pour lui, 75 %, ce n'était pas synonyme de taxe, c'était le taux de Français favorables à son action. Pendant ce temps, François Hollande et Jean-Marc Ayrault touchaient le fond. Comment faisait-il, le ministre de l'Intérieur qui n'avait même pas recueilli 6 % des voix des sympathisants de gauche lors de la primaire en 2011 ? Comment faisait-il, Manuel Valls, lui qui s'était fait une place dans l'entourage de François Hollande en gérant sa com' pendant la campagne ? Ses camarades se disaient qu'un ministre de l'Intérieur n'est jamais vraiment impopulaire, que personne n'est contre l'ordre et la sécurité. Mais tout de même. "Cette cote artificiellement haute était une aberration", lâche le porte-parole des députés PS, Thierry Mandon. C'est aussi l'analyse du principal intéressé. "Il est au fond assez normal et cohérent qu'il y ait une forme de normalisation", souffle Manuel Valls au Figaro le 10 février. C'est joliment dit, pour parler d'une chute aussi soudaine que spectaculaire dans les sondages. Dans le baromètre Ipsos-Le Point du mois de février, il reste en tête des personnalités préférées des Français, mais il perd 5 points, à 48 % d'opinions favorables. Les résultats de l'enquête OpinionWay pour LCI sont plus durs, puisqu'il perd 12 points. Pire, il est devancé au palmarès par Najat Vallaud-Belkacem et...

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