Manuel Valls lance le chantier d'une usine chinoise en Meuse

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par Gilbert Reilhac

ISSONCOURT, Meuse (Reuters) - Manuel Valls a participé lundi dans la Meuse à la pose symbolique de la première pierre de l’usine du groupe chinois Inesa, qui assemblera des diodes électroluminescentes (Led) pour le marché européen et prévoit de créer 200 emplois.

Le Premier ministre s’est félicité à cette occasion de l’attractivité de la France pour les investissements étrangers tout en soulignant la nécessité de la renforcer.

"La France est une grande puissance industrielle (…) mais soyons aussi lucides : la France souffre encore d’un déficit d’image", a-t-il dit à la veille de la quatrième réunion à l'Elysée du Conseil stratégique de l'attractivité.

"On voit souvent la France comme un pays qui serait plombé par une fiscalité trop lourde, par un coût du travail trop élevé, par trop de lourdeurs et trop de rigidité", a-t-il poursuivi en défendant notamment la réforme contestée du Code du travail.

L’investissement de 100 millions d’euros décidé par Inesa, sa première implantation industrielle hors de Chine, est aussi le plus important projet industriel d’une entreprise chinoise en France.

L’entreprise contrôlée par la municipalité de Shanghai se présente comme un groupe diversifié de 150 sociétés employant 17.000 personnes et réalisant un chiffre d’affaires de neuf milliards d’euros.

La future usine, dont la superficie de 60.000 m2 intégrera un centre de recherche et développement, sera le premier bâtiment à sortir de terre, d’ici la fin 2017, dans les champs qui entourent la gare de Meuse TGV. Sa production sera destinée au marché européen et à une partie du marché africain.

Le groupe chinois explique son choix d’une implantation en France pour produire ses systèmes d’éclairage basse consommation par sa volonté de bénéficier des politiques européennes en matière d’économies d’énergie tout en échappant aux droits de douane imposés aux importations.

Pour se développer sur le marché français, Inesa a prévu un budget de trois milliards d’euros pour doter une vingtaine de collectivités françaises de ses produits en remplacement de leurs systèmes classiques d’éclairage.

L’opération ne relève pas du mécénat mais d’une forme de crédit-bail, les collectivités remboursant l’industriel sur sept à huit ans grâce aux économies de 50 à 60% engendrées par la moindre consommation des Leds.

(Edité par Sophie Louet)

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  • scred il y a 9 mois

    et je pari qu il en ai fiere