Manuel Valls, la transgression permanente

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Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

"Il pourrait se permettre quinze jours de vacances..." Voilà l'avis d'un député PS, émis quelques jours avant l'explosion de l'affaire Leonarda, du nom de cette jeune Rom expulsée vers le Kosovo. L'élu parle de Manuel Valls. Autant le dire tout de suite : le ministre n'en a aucune intention.

Il a d'ailleurs choisi la chaleur de cet été 2013 pour monter en puissance. En parcourant la France au gré de l'actualité, en empruntant à Nicolas Sarkozy la scène du taureau en Camargue, en s'affichant sur une double page dans Paris Match embrassant sa femme, le ministre de l'Intérieur a confirmé - pour les rares qui en doutaient - son inépuisable ambition. Voilà pour la forme. Sur le fond, Manuel Valls assume la ligne qu'il défendait déjà à l'automne 2011, lors de la primaire PS à laquelle il fut candidat. À l'époque déjà installé bien à droite du PS, il prône la fermeté en matière de sécurité, en matière d'immigration aussi. Et il assume des positions proches de l'UMP sur le terrain économique, comme sa volonté de "déverrouiller les 35 heures" ou sa défense de la TVA sociale à l'heure où c'était une mesure sarkozyste. Bilan, il récolte 5,6 % des voix de sympathisants socialistes.

Jeunesse rocardienne

Aujourd'hui, hyperactif et donc omniprésent, le ministre de l'Intérieur est forcément clivant. Lassant, agaçant, disent les uns. Professionnel, indispensable, disent les autres. À écouter Jean-Luc Mélenchon (qui se...

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