Manuel Valls invite l'UE à être plus souple sur les déficits

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MANUEL VALLS PRÔNE PLUS DE SOUPLESSE DE L'UE SUR LES DÉFICITS
MANUEL VALLS PRÔNE PLUS DE SOUPLESSE DE L'UE SUR LES DÉFICITS

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Manuel Valls a défendu vendredi la nécessité pour l'Union européenne d'une plus grande souplesse dans la lutte contre les déficits afin de privilégier la croissance et l'emploi.

"Oui, il faut plus de souplesse et le fait que le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel et le président du Conseil italien (Matteo Renzi) l'aient dit, c'est une très bonne chose", a-t-il déclaré sur France Inter.

Il était interrogé sur le mini-sommet social-démocrate qui doit réunir samedi à l'Elysée autour de François Hollande les Premiers ministres de sept pays européens ainsi que Sigmar Gabriel et le président sortant du Parlement européen Martin Schulz, deux des chefs de file du SPD allemand.

La présidence française a annoncé vendredi la participation des chefs des gouvernements autrichien, belge, danois, italien, roumain, slovaque et tchèque à cette réunion, où seront discutées les priorités de la prochaine Commission européenne et le nom de la personnalité qui la dirigera.

"Nous devons tirer les leçons d'un doute profond qui s'est instauré pas seulement en France mais partout sur le sens même de la construction européenne parce qu'il n'y a pas de résultats en matière de croissance, de lutte contre le chômage, de formation des jeunes, d'investissement sur l'avenir", a dit Manuel Valls.

A la question de savoir si cela signifiait desserrer la contrainte des finances publiques, la France s'étant engagée à ramener son déficit public sous 3% du PIB en 2015, il a répondu : "Absolument".

"Mais on ne peut pas dire qu'il faut renoncer à la lutte contre les déficits et la dette (...), ça veut dire qu'il faut bien faire la différence entre ce qui est l'organisation de notre budget mais aussi des investissements d'avenir."

Pour le Premier ministre, "les choses sont en train de bouger" en Europe. "Il faut le faire dans le respect de nos traités, il faut le faire dans le dialogue avec l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement, il faut respecter notamment les positions de la chancelière Angela Merkel mais il faut le faire aujourd'hui avec le souci de privilégier la croissance et l'emploi".

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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  • mfouche2 le vendredi 20 juin 2014 à 11:18

    nos politiques sont vraiment TOUS des comiques

  • mfouche2 le vendredi 20 juin 2014 à 11:17

    precision : il voulait dire sur les déficits ........de la France , qu ils sont incapables de maitriser

  • M156470 le vendredi 20 juin 2014 à 11:03

    "Plus souple" de façon à leur en remettre une bonne couche ???...

  • lorant21 le vendredi 20 juin 2014 à 10:44

    L'UE est déjà très très souple sur les déficits. Il est toujours plus grand que prévu pour la France. Alors être encoire plus souple, c'est la porte ouverte à tous les dérapages. rappelons qu'il s'agit de trouver 1% d'économies sur le budget.. pas 5, oas 10!! 1%!!! On ne voit que des nouvelles dépenses tous les jours.

  • zeisuke le vendredi 20 juin 2014 à 10:43

    Il n'a pas honte après les largesses de cette semaine, mais vous n'êtes plus crédible !!

  • mucius le vendredi 20 juin 2014 à 10:27

    La France risée de l'Europe. Pays incapable de tenir un quelconque engagement. Ca fait partie de la culture nationale : il n'est qu'à faire le point des engagements des politicards depuis des dizaines d'années. En cause là-dedans : le peuple lui-même, sans mémoire, qui vote toujours pour des démagogues et des corrompus.

  • M4426670 le vendredi 20 juin 2014 à 10:19

    Il ne pourra pas dire qu'il n'a pas été prévenu! Et en plus, les recettes sont connues de tout le monde,... sauf de lui et de FH!

  • M4426670 le vendredi 20 juin 2014 à 10:18

    Il va se faire répondre : "il est minuit, docteur schwetzer"!

  • M4426670 le vendredi 20 juin 2014 à 10:17

    Ca ressemble beaucoup à: "encore un instant, M. le bourreau"!

  • M4709037 le vendredi 20 juin 2014 à 10:05

    c'est ça sous prétexte de dépenses dites d'avenir (exemple : hausse des salaires de la fonction publique ! constructions de lignes de TGV déficitaires ! etc.) la France s'est endettée depuis 30 ans et se propose donc de continuer !

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