Manuel Valls demande au Medef de renoncer à la surenchère

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MANUEL VALLS DEMANDE AU MEDEF DE RENONCER À LA SURENCHÈRE
MANUEL VALLS DEMANDE AU MEDEF DE RENONCER À LA SURENCHÈRE

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a demandé mardi au Medef de s'abstenir de toute surenchère, au lendemain de la diffusion des grandes lignes d'un document de travail de l'organisation patronale reçu comme une provocation par les syndicats.

"Personne (...) ne doit prendre le risque d'affaiblir par je ne sais quelle provocation, par je ne sais quelle surenchère, l'indispensable dialogue social", a dit le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale.

"Dans ce domaine comme dans bien d'autres, il faut faire preuve de constance et respecter les règles du jeu. C'est ce que je rappellerai encore une fois au Medef, qui doit pleinement s'engager", a-t-il ajouté.

Manuel Valls a souligné que les mesures prises par le gouvernement en faveur de l'activité et de la compétitivité des entreprises, notamment dans le cadre du pacte de responsabilité, nécessiteraient du temps pour porter pleinement leurs fruits.

Le Premier ministre, qui a obtenu de justesse la confiance a répondu point par point aux propositions avancées par l'organisation patronale dans son document de travail.

Il a ainsi assuré qu'il n'y aurait pas de remise en cause de la durée légale du travail à 35 heures et que réformer, ce n'était ni réduire le smic, ni supprimer le contrat de travail à durée indéterminée, ni diminuer les salaires des fonctionnaires, ni "casser (le) modèle social" français.

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a récusé sur son blog les critiques du Premier ministre.

"Pour pouvoir discuter des propositions, il faut d'abord les avoir lues et savoir de quoi l'on parle", écrit-il. "Si on qualifie de 'surenchère' tout ce qui est proposé, on risque de (...) ne pas aller bien loin."

"Pour reprendre ce qu'a dit le premier ministre, 'Réformer, ce n'est pas réduire le smic. Réformer, ce n'est pas supprimer le CDI. Réformer, ce n'est pas diminuer les salaires dans la fonction publique. Réformer, ce n'est pas casser notre modèle social'", ajoute-t-il. "Sur tout cela nous sommes d'accord mais j'ajouterai : 'réformer, ce n'est pas ne rien changer'."

Et d'espérer que "beaucoup de gens liront" les propositions que le Medef présentera officiellement le 24 septembre pour relancer l'emploi en France.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • b.renie le mercredi 17 sept 2014 à 08:30

    Ce n'est pas de la surenchère c'est du simple bon sens. Le bateau France coule à cause du droit du travail qui bloque son économie réelle pour donner le pouvoir au monde syndical. Si ce dernier ne pensait pas hier mais demain il s'apercevrait qu'il menace sa propre pérennité car son irrédentisme conduit le pays à la situation de la Grèce. Le problème c'est qu'il entraîne toute la population dans le trou

  • slivo le mardi 16 sept 2014 à 22:06

    Réponse du Medef : F..K !

  • pier4564 le mardi 16 sept 2014 à 20:48

    stoppons la gabegie administrative!

  • j.sallio le mardi 16 sept 2014 à 20:45

    Un reportage sur D8 semaine derrière qui a marqué le gaspillage de nos impôts par un mille-feuille de fonctionnairesExcessifs et improductifs.

  • j.sallio le mardi 16 sept 2014 à 20:43

    Nous sommes gouvernés par des incompétents aux cumuls de mandats qui n'oublient pas leurs rétributions.D'autres utilisent leurs réserves à des fins plus que douteuses.