Manuel Valls compte aller "jusqu'au bout" sur le code du travail

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VALLS COMPTE ALLER "JUSQU'AU BOUT" DANS LA RÉFORME DU MARCHÉ DU TRAVAIL
VALLS COMPTE ALLER "JUSQU'AU BOUT" DANS LA RÉFORME DU MARCHÉ DU TRAVAIL

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a affirmé mardi qu'il irait "jusqu'au bout" de la réforme du droit du travail pour laquelle il espère emporter le vote d'"une majorité de députés, de députés de gauche d'abord".

Le projet, qui doit être présenté le 9 mars en conseil des ministres, est contesté par les syndicats et une bonne partie de la majorité.

"J'irai jusqu'au bout", a assuré sur RTL le Premier ministre à un chef d'entreprise qui s'inquiétait de sa détermination.

Manuel Valls a appelé de ses voeux un débat "serein", "intelligent" et éludé la question d'un éventuel recours à l'article 49.3 de la Constitution qui permet l'adoption d'un projet de loi sans vote, au risque d'une motion de défiance. "Je ne suis pas sûr que ce soit aujourd'hui la question essentielle pour les Français", a-t-il dit.

"Je veux convaincre les Français et je veux convaincre bien sûr, avec (la ministre du Travail) Myriam El Khomri, une majorité de députés, de députés de gauche d'abord, pour adopter cette loi", a-t-il dit, précisant par la suite qu'il y aurait "des amendements", "des modifications". "Je ne suis pas troublé par le débat, la discussion."

"Moi je veux convaincre nos compatriotes qu'il faut sortir d'une certain nombre de blocages, qu'il faut réformer ce pays", a-t-il déclaré, répétant que le texte n'enlève "aucun droit aux salariés et donne plus de possibilités aux entreprises".

    "Sur ce texte, un texte républicain qui ne renie en rien nos valeurs, j'en appelle à un débat serein, intelligent, qui permette de dépasser les clivages entre les partenaires sociaux mais aussi entre les formations politiques de ce pays", a-t-il poursuivi.

    Aux yeux de Manuel Valls, qui a cité en exemples les modèles danois et suédois de "flexisécurité", l'enjeu reste la lutte contre le chômage dans un pays où "il y a trop de rigidités."

    "Si nous considérons que ce texte est utile pour lutter contre le chômage, pour l'emploi, pour donner davantage de souplesse aux entreprises, pour donner aussi des droits aux salariés, c'est parce que nous souhaitons garder cette ossature au moment du débat parlementaire", a-t-il expliqué.

    "Je veux sortir et ça, je l'assume, d'une confrontation stérile entre les entrepreneurs et les salariés", a-t-il insisté, estimant que la CFDT, qui est aussi hostile au projet de loi, ne serait "jamais dans un débat caricatural".

(Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)

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