Manucure, sans papiers et révolté

le
6
Gang Huang, un jeune sans-papiers chinois, est en grève depuis la mi-février pour dénoncer ses conditions de travail.
Gang Huang, un jeune sans-papiers chinois, est en grève depuis la mi-février pour dénoncer ses conditions de travail.

La France, il la rêvait comme un pays merveilleux. En Chine, devant sa télévision, Gang Huang s'émerveillait de la tour Eiffel et des grands magasins. Mais la réalité de la vie quotidienne n'est pas celle du petit écran. À 23 ans, sans papiers, Gang est en grève depuis la mi-février. Il s'est révolté pour dénoncer les conditions de travail du salon de beauté où il officie comme manucure depuis trois ans. Avec ses huit collègues d'infortune, toutes des femmes, deux Ivoiriennes et six Chinoises, ils s'opposent au chantage de leur patron ivoirien, qui refuse de payer leurs salaires de janvier et février. Plutôt que de se taire, et malgré les risques, ils sont allés toquer à la porte de la CGT. Décision a été prise d'occuper la boutique jusqu'au règlement des salaires et jusqu'à la régularisation de la situation des employés. Face à cette rébellion inattendue, leur employeur a pris la fuite. La boutique est depuis occupée 24 heures sur 24. Et l'argent gagné file dans une caisse commune. "Jamais je n'aurais pu faire grève en Chine. Je ne savais même pas que c'était possible", raconte-t-il, aidé d'un interprète. "C'est le meilleur"À Nanchang, sa ville natale et capitale du Jiangxi, l'une des provinces les plus pauvres de Chine, il trimait comme apprenti dans un restaurant. Payé une centaine d'euros, Gang ne comptait pas ses heures. Alors, quand sa mère lui enjoint en 2010 de partir en France, il n'hésite pas une seconde,...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M1903733 le mardi 15 avr 2014 à 20:54

    Je n'étais pas patron, mais mon poste faisait en sorte que lors de l'embauche d'un ouvrier sur un chantier j'enregistrait toutes ses coordonnées, pas de papiers, pas d'embauche, mais il y a de ça 50 ans.

  • LeRaleur le mardi 15 avr 2014 à 15:28

    Z'ont qu'à se mettre à leur compte, et py voilà.

  • picokrab le mardi 15 avr 2014 à 13:51

    c'est quand même dans cette histoire le patron qui est plus à blâmer

  • dotcom1 le mardi 15 avr 2014 à 13:47

    Quel joli conte de fée, où le gentil syndicat marxiste chasse le méchant patron voyou et partage les fruit du labeur avec les gentils ouvriers exploités. A chialer... J'ignorai que Le Point n'était devenu qu'un vulgaire éditeur d'histoires à l'eau de rose.

  • M5054720 le mardi 15 avr 2014 à 13:46

    Retour et vite au pays, ici chez nous les indesirables dehors .

  • M940878 le mardi 15 avr 2014 à 13:25

    retour au pays direct !