Manor-Marussia : Stephen Fitzpatrick ne voulait pas voir l'écurie disparaître

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Manor-Marussia : Stephen Fitzpatrick ne voulait pas voir l'écurie disparaître
Manor-Marussia : Stephen Fitzpatrick ne voulait pas voir l'écurie disparaître
Dans un entretien au magazine britannique Autosport, l'homme d'affaires britannique Stephen Fitzpatrick a expliqué ce qui l'a poussé à investir pour sauver l'écurie Marussia, désormais connue sous son nom originel Manor.

Il ne voulait pas voir l'écurie Marussia disparaître sans rien faire. C'est ainsi que Stephen Fitzpatrick, fondateur de la société de fourniture d'électricité Ovo Energy, a expliqué au magazine britannique Autosport, ce qui l'a motivé à investir sur ses fonds propre pour sauver l'écurie, qui était très proche de la liquidation suite au départ de son principal investisseur, le russe Alexander Chagaev, propriétaire de la marque Marussia. « Jusqu'en novembre l'année dernière, j'étais du mauvais côté de la barrière concernant la F1, a déclaré Stephen Fitzpatrick dans cet entretien. Mon expérience la plus récente avec la F1 était d'aller au Grand Prix de Singapour avec un ami. Je me suis dit que nous devions trouver un moyen de nous impliquer dedans. Depuis longtemps, j'avais l'ambition d'être propriétaire d'une écurie de F1. J'espérais qu'Ovo Energy serait suffisamment performante pour acquérir une équipe, mais je ne pensais pas que cela arriverait dès 2015. »

« Une histoire trop belle pour la laisser prendre fin »

Mais ce que Stephen Fitzpatrick assure, c'est qu'il a longtemps pensé que reprendre Marussia était impossible, que la tâche était bien trop grande avec le Grand Prix d'Australie le 15 mars prochain comme date limite. « J'ai pris mon téléphone pour parler à l'administrateur, Geoff Rowley, avant la dernière course à Abu Dhabi la saison dernière. A ce moment, j'ai pu prendre la pleine mesure de la situation et des défis auxquels l'équipe faisait face. Cela semblait fascinant, presque sans espoir. Cela semblait être une de ces situations où, avec plus de temps pour tout comprendre, cela pouvait être une grande opportunité. Mais il était trop tard. Il n'y avait aucune possibilité réaliste de faire revivre l'écurie. Cela ressemblait à une histoire trop belle pour la laisser prendre fin là-dessus. »

« Nous avons traversé les défis les uns après les autres »

Ce qui a aidé Stephen Fitzpatrick, et il l'admet lui-même, c'est l'acharnement de Graeme Lowdon, le patron de l'écurie Marussia, pour ne pas la laisser disparaître, elle qui fait partie des équipes les plus appréciées dans le paddock. « Très rapidement, j'ai mis en place une relation de travail très facile avec Graeme. Nous avons eu des discussions franches au sujet des défis, des fournisseurs de l'équipe, de la qualité présente au sein de l'équipe. Nous avons constaté quelles étaient les priorités concernant les créditeurs de l'écurie, de Ferrari à un ensemble de 200 plus petits créditeurs qui composaient le soutien de l'écurie. Nous avons traversé les défis les uns après les autres, nouant des relations avec les créditeurs et les fournisseurs, en signant de nouveaux arrangements avec eux et en sortant l'écurie de l'administration judiciaire. Puis nous avons du gérer l'inscription auprès de la FIA, le contrat avec la FOM, le contrat de fourniture moteur et de design. D'ici à dix jours, nous serons à Melbourne avec une plateforme très solide, un business propre. » Reste maintenant à l'écurie qu'on devra appeler Manor-Marussia en 2015 à être présente effectivement à Melbourne pour la première manche du championnat du monde 2015.

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