Manning, un être fragile qui n'a pas dit "un mot" contre les Etats-Unis

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Manning, un être fragile qui n'a pas dit "un mot" contre les Etats-Unis
Manning, un être fragile qui n'a pas dit "un mot" contre les Etats-Unis

L'ancien confident de Bradley Manning a reconnu mardi, au deuxième jour de son procès, le caractère fragile du jeune soldat qui, selon lui, n'a pas dit "un mot" contre les Etats-Unis lorsqu'il a divulgué des dizaines de milliers de documents secrets.L'accusation de "collusion avec l'ennemi", en l'occurrence Al-Qaïda, est au coeur du l'argumentaire du gouvernement américain dans le procès en cour martiale de Bradley Manning, qui encourt la prison à vie.Appelé à la barre sur la base militaire de Fort Meade (Maryland), Adrian Lamo, pirate informatique auquel Manning s'était confié en ligne, a reconnu, sous le feu des questions de l'avocat de la défense Me David Coombs, que son ami de la Toile n'avait pas dit "un mot contre les Etats-Unis" ni sur un "désir d'aider l'ennemi"."Il vous a dit qu'il était toujours à la recherche de la vérité?" a demandé l'avocat, "c'est quelque chose que j'ai effectivement ressenti, oui", a répondu Lamo."Il vous a demandé ce que vous feriez, si vous tombiez sur des informations horribles qui ne sont pas dans le domaine public?"."Il a dit qu'il voulait rendre ces informations publiques?""Il voulait que les gens voient la vérité?""Oui", a acquiescé à chaque fois Adrian Lamo.Et quand le témoin, qui a reconnu souffrir du syndrome Asperger, une forme d'autisme, a demandé à son confident "pourquoi il ne vendait pas tout ça à la Russie ou à la Chine", Manning lui a répondu: "ces informations appartiennent au domaine public", toujours selon les mots de l'avocat validés par le témoin.Lamo, dont les ordinateurs et les disques durs ont été saisis pour les besoins de l'enquête, a auparavant indiqué au procureur avoir "chatté" avec Manning alias "bradass87" du 20 mai 2010 jusqu'à l'arrestation du soldat, le 26 mai 2010.Il avait lui-même été arrêté et condamné pour ...

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