Manifestations en Tunisie : les pro et anti-islamistes dans la rue

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Manifestations en Tunisie : les pro et anti-islamistes dans la rue
Manifestations en Tunisie : les pro et anti-islamistes dans la rue

La Tunisie se prépare à des manifestations massives ce mardi, journée célébrant aussi les acquis des femmes tunisiennes. Pro et anti-islamistes s'apprêtent à descendre à nouveau dans la rue, au lendemain de l'échec des pourparlers pour sortir le pays de la crise politique déclenchée par l'assassinat en juillet d'un opposant au pouvoir, Mohamed Brahmi.

La marche anti-gouvernementale doit débuter à 19 heures. Elle s'achèvera en face de l'Assemblée nationale constituante, sur la place où des opposants manifestent quotidiennement depuis près de trois semaines. Dans ses rangs, des associations féministes, des partis d'opposition et le puissant syndicat Union générale tunisienne du travail (UGTT) qui annonce déjà une «manifestation historique».

Ennahda mobilise aussi ses partisans

La défense des acquis des femmes sera au coeur des revendications des opposants qui accusent Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, de vouloir revenir sur les droits dans Tunisiennes, sans pareil dans le monde arabe, même si l'égalité n'est pas consacrée. La démission du gouvernement sera également au coeur des revendications.

De son côté, Ennahda ne compte pas laisser la rue aux opposants. Un rassemblement est prévu avenue Habib Bourguiba, haut lieu de la révolution de 2011 à Tunis. Ces manifestants clameront, pour leur part, le maintien des «institutions transitoires» issues des élections d'octobre 2011.

Des premiers pourparlers sans issue

Malgré la pression de l'opposition, mais aussi du principal syndicat, l'UGTT, le parti islamiste en place exclut toujours de démissionner et refuse de mettre en place un cabinet d'indépendants pour conduire la Tunisie vers l'adoption d'une loi fondamentale. Ennahda propose plutôt d'élargir le gouvernement à d'autres partis tout en gardant la tête.

Lundi, des premiers pourparlers entre le parti islamiste au pouvoir et la centrale syndicale l'UGTT- qui jouait le rôle de médiateur ...

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