Manifestation franco-germano-suisse pour la fermeture de Fessenheim

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(Commodesk) Une semaine tout juste après la remise en service du réacteur n°1 de la centrale alsacienne de Fessenheim, plusieurs centaines de personnes ont protesté dimanche, en tracteur, en vélo, en voiture ou à pied, entre Müllheim, en Allemagne et Chalampé, en France. Le convoi antinucléaire, long de deux kilomètres, a ainsi parcouru 40km, 12 villes et villages. Plus de la moitié des manifestants venait du Land du Bade-Wurtemberg. Et une bonne partie de Suisse, à l'appel de deux cantons bâlois. "Cette centrale est l'une des rares, dont les générateurs de vapeur sont intégrés dans le bâtiment du réacteur", a expliqué Claude Ledergerber, du Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR), soulignant ainsi sa plus haute dangerosité, par rapport aux autres, plus récentes. Les deux réacteurs de Fessenheim (900 watts chacun) ont été inauguré, respectivement, en 1977 (même année que Fukushima-Daiichi) et en 1978. L'unité de production n°1 avait été arrêtée entre le 30 juillet et le 5 novembre, pour des travaux de maintenance, dont le remplacement d'un tiers du combustible. Huit mois après la catastrophe japonaise, les associations écologistes espéraient que cette interruption, de la plus ancienne des centrales françaises, soit définitive. En juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait validé l'exploitation du site pour dix années supplémentaires, "sous réserve des évaluations complémentaires de sûreté (ECS), engagées à la suite de l'accident de Fukushima". Quant au second réacteur, il ne fonctionne plus depuis début avril, pour cause de contrôle décennal de la sécurité de ses installations. L'ASN doit se prononcer d'ici à la fin de l'année 2012 sur sa "sûreté". En 2000, l'Allemagne a décidé d'une sortie progressive du nucléaire et en mars dernier, d'un arrêt complet de ses centrales d'ici à 2022, en commençant par la fermeture immédiate de huit d'entre elles (sur 17). La Suisse a imité son voisin en mai dernier, en décidant de ne pas renouveler son parc et d'arrêter ses centrales au lendemain de leur cinquantième année de fonctionnement, soit entre 2019 et 2034.
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  • frinie1 le mardi 15 nov 2011 à 16:49

    pourquoi fermer FESSENHEIM ? pourquoi ces manifestants suiises et allemands en France contre Fessenheim. Qu'ils aillent manifester en Allemagne et en Suiise (3 centrales)Là on n'entend rien