Manifestation de soutien au sergent Azaria à Tel Aviv

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    TEL AVIV, 19 avril (Reuters) - Plusieurs milliers 
d'Israéliens se sont rassemblés mardi dans le centre de Tel Aviv 
pour marquer leur soutien au sergent Elor Azaria, inculpé la 
veille d'homicide par la justice militaire pour avoir tué un 
Palestinien blessé fin mars en Cisjordanie. 
    Les quelque 5.000 manifestants réunis sur la place Rabin ont 
agité des drapeaux israéliens et scandé des slogans 
nationalistes. "Libérez Elor", pouvait-on lire sur une 
banderole. 
    "Le Premier ministre, le ministre de la Défense et le chef 
d'état-major (...) ont condamné ce jeune homme avant même qu'on 
connaisse tous les détails", a déclaré l'un des manifestants, 
Eli Hubara. 
    Le sergent Azaria, qui a la double nationalité israélienne 
et française, a été filmé le 24 mars à Hébron alors qu'il 
faisait feu sur un Palestinien à terre qui venait d'être blessé 
par balles après avoir agressé des soldats israéliens. 
    L'affaire a provoqué une controverse et des frictions au 
sein du gouvernement de coalition de Benjamin Netanyahu. D'après 
un sondage paru le mois dernier, 57% des Israéliens jugent que 
le soldat n'aurait pas dû être arrêté et 60.000 personnes ont 
signé une pétition en ligne demandant qu'il soit décoré pour 
héroïsme. 
    Les avocats du sergent Azaria affirment que leur client a 
tiré parce qu'il redoutait que le Palestinien ait caché une 
bombe sous ses vêtements.  
    Initialement détenu pour meurtre, le militaire a été inculpé 
d'homicide, une charge moins lourde qui exclut notamment toute 
préméditation mais qui le rend passible d'une peine maximale de 
vingt ans de prison. 
    L'acte d'accusation précise que "le terroriste gisait au 
sol, encore en vie, et ne présentait aucun danger immédiat et 
tangible pour les civils et les soldats qui l'entouraient". 
    Le sergent Azaria a retiré son casque, l'a tendu à un 
camarade, a chargé son fusil et fait quelques pas en direction 
du Palestinien puis "a tiré une balle dans la tête du 
terroriste", ajoute l'acte d'accusation. 
    Ce tir, poursuit la justice militaire, n'avait pas de 
"justification opérationnelle" et enfreint les règles 
d'engagement s'appliquant aux soldats israéliens. 
 
 (Rami Amichay; Eric Faye et Guy Kerivel pour le service 
français) 
 
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