Manifestation de salariés de PSA à Poissy

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PARIS (Reuters) - Plusieurs dizaines de salariés de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi dans des bâtiments administratifs du constructeur à Poissy (Yvelines) et causé des dégâts matériels, au lendemain de l'annonce d'une réduction d'effectif supplémentaire au sein du groupe d'ici 2014.

Selon une source syndicale, les incidents se sont produits à la mi-journée en marge d'un rassemblement organisé par la CGT à l'occasion des négociations sur le plan social lancé en juillet par PSA. La réunion a du coup été annulée et reportée au 20 décembre.

"La colère légitime des salariés s'est exprimée", a déclaré à Reuters Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT du site d'Aulnay-sous-Bois. "La casse, c'est une direction qui continue de mentir devant les syndicats, le gouvernement, la France entière, qui refuse de négocier sérieusement et qui continue d'organiser des réunions qui ne mènent à rien. La colère s'est exprimée à juste raison."

Selon la direction, une minorité de salariés ont forcé les portes du site et provoqué des dégradations à l'intérieur des locaux.

"La direction dénonce ces agissements qui sont le fait d'une minorité non représentative de l'ensemble des salariés, le dialogue social est en place et dans ce contexte nous ne pouvons accepter ces casses, ces agissements, ces voies de faits, qui sont tout a fait répréhensibles" a déclaré Denis Martin, directeur industriel de PSA, sur i>TELE.

Il a ajouté que le groupe avait l'intention de porter plainte.

PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi soir aux syndicats que l'effectif du groupe en France pourrait être réduit d'ici la mi-2014 de 1.500 emplois supplémentaires, estimation maximale de l'attrition naturelle (départs en retraite ou démissions non remplacés) au sein du groupe. Ce total viendrait s'ajouter aux 8.000 suppressions de postes du plan social, que les syndicats ont refusé mardi d'entériner.

La restructuration annoncée cet été prévoit aussi la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), dont la moitié environ des salariés devraient être transférés à Poissy.

"Je pose une question au gouvernement : combien de suppressions d'emplois va-t-il falloir attendre pour qu'il se décide à intervenir ?", a lancé Jean-Pierre Mercier.

Marine Pennetier et Gilles Guillaume, édité par Yves Clarisse

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