Manifestation à Toulouse contre la politique de Netanyahu

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MANIFESTATION À TOULOUSE CONTRE LA POLITIQUE DE BENJAMIN NETANYAHU
MANIFESTATION À TOULOUSE CONTRE LA POLITIQUE DE BENJAMIN NETANYAHU

TOULOUSE (Reuters) - Une centaine de militants pro-palestiniens ont manifesté mercredi soir à Toulouse pour critiquer ce qu'ils considèrent comme la "politique de colonisation" du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et dénoncer sa visite en France, a-t-on appris de source policière.

En déplacement pour deux jours sur le sol français, le dirigeant israélien a été reçu dans la journée à l'Elysée, où il a assuré être prêt à ouvrir immédiatement des négociations avec les Palestiniens en proposant au président François Hollande de les accueillir.

Les deux hommes sont attendus jeudi dans la "Ville rose", où ils assisteront à une cérémonie d'hommage aux victimes de l'école toulousaine où Mohamed Merah, qui se réclamait d'Al Qaïda, a tué trois enfants juifs et un rabbin au mois de mars.

Entre 100 et 120 militants de divers partis de gauche et collectifs pro-palestiniens ont manifesté sur la place du Capitole, dans le centre de Toulouse, brandissant des drapeaux palestiniens et scandant: "Etat d'Israël, Etat criminel, Hollande complice".

"L'objectif était de se rassembler pour dénoncer la venue de Benjamin Netanyahu, responsable d'un Etat qui pratique une politique de colonisation et d'occupation", a dit à Reuters Claudine Vegas, présidente du collectif Palestine Libre.

Les manifestants ont insisté sur le fait qu'ils ne critiquaient pas la tenue d'une cérémonie d'hommage aux victimes de Mohamed Merah jeudi à Toulouse.

"Nous condamnons toute forme de racisme et de violence, mais on tue aussi des enfants à Gaza. Il n'y a pas deux poids, deux mesures, il y de l'horreur ailleurs. Il faut la condamner partout", a dit Claudine Vegas

Aux côtés notamment du NPA et du Parti de gauche, le Parti communiste s'était joint à la manifestation pour "rappeler l'exigence de reconnaître un Etat palestinien", selon Pierre Lacaze, secrétaire de la fédération PCF de Haute-Garonne.

"Nous appelons au respect du droit international, à l'application des résolutions de l'Onu", a-t-il dit.

"Il n'y aura pas de paix au Proche-Orient sans reconnaissance de l'Etat palestinien. C'est un préalable", a-t-il ajouté, parlant de la construction d'un "mur" de séparation en Cisjordanie comme d'une "aberration".

Jean Décotte, édité par Thierry Lévêque

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  • knbskin le mercredi 31 oct 2012 à 23:37

    Hum ! Israël est tout de même la seule démocratie de la région, et en prenant le problème un peu intelligemment, elle pourrait être le "moteur" d'un développement économique "canon" du coin (comme d'ailleurs, même dans les conditions actuelles, elle fait vivre énormément de Palestiniens). Bon, je sais, je rêve, et d'ailleurs, je sors ! ;)