Manifestation à Athènes contre la réforme des retraites

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    ATHENES, 8 janvier (Reuters) - Plusieurs centaines de 
retraités grecs ont manifesté vendredi à Athènes contre le 
projet de réforme présenté cette semaine par le gouvernement 
d'Alexis Tsipras. 
    Le Premier ministre issu du parti de la gauche radicale 
Syriza, qui a décrit le système des retraites comme étant au 
bord du gouffre, entend fixer un plafond mensuel de 2.300 euros 
pour les pensions, avec une limite supplémentaire de 3.000 euros 
pour ceux qui cumulent plusieurs retraites, ainsi qu'un plancher 
de 384 euros par mois. 
    Le montant moyen des pensions de retraite en Grèce est 
actuellement de l'ordre de 850 euros par mois. 
    Le gouvernement veut également fusionner les six grandes 
caisses de retraite et augmenter les contributions, d'un point 
de pourcentage pour les employeurs et de 0,5 point pour les 
employés. 
    La mise en oeuvre de cette réforme est indispensable à 
l'examen du plan de renflouement financier de 86 milliards 
d'euros approuvé l'été dernier par les partenaires de la Grèce. 
(voir  ID:nL8N14P2D6 ) 
    La réforme, qui devrait être soumise à la fin du mois au 
Parlement avec un vote prévu début février, se heurte à 
l'hostilité des partis d'opposition et d'une partie de la 
population. 
    Réunis vendredi à l'appel du syndicat PAME, affilié au Parti 
communiste grec, une centaine de manifestants ont dénoncé une 
"guillotine pour le système des retraites". 
    Plusieurs centaines d'autres manifestants, retraités ou 
fonctionnaires, ont manifesté dans le centre d'Athènes, 
approchant du siège du gouvernement. La police a fait usage de 
gaz lacrymogènes alors que le cortège avait forcé le périmètre 
de sécurité établi autour du bâtiment. 
    "Le gouvernement a piégé les ouvriers et les paysans en leur 
faisant croire qu'il créerait une société meilleure, avec 
davantage de justice et moins de chômage. Mais il va transformer 
les retraités en mendiants", a dénoncé l'un d'eux, Babis Kattis, 
74 ans.  
    Côté européen, une source à l'UE a indiqué vendredi matin 
que les créanciers d'Athènes et le secrétariat de l'Eurogroupe 
n'avaient reçu du gouvernement Tsipras qu'une version en grec du 
projet de réforme et qu'ils en attendaient toujours une 
traduction. 
 
 (George Georgiopoulos et Lefteris Karagiannopoulos; 
Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André pour le service 
français, édité par Tangi Salaün) 
 
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