Manif : Socrate et Platon descendent dans la rue

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Ce vendredi 3 juillet, 80 professeurs de philosophie dénoncaient leurs conditions de travail dans les rues de Paris.
Ce vendredi 3 juillet, 80 professeurs de philosophie dénoncaient leurs conditions de travail dans les rues de Paris.

 

Ils descendent rarement dans la rue. Pourtant, ce vendredi 3 juillet, quatre-vingts professeurs de philosophie se sont rassemblés devant le ministère de l'Éducation nationale pour dénoncer leurs conditions de travail. Il y a un an, ils s'étaient déjà fait entendre Rue de Grenelle et avaient obtenu le retour du dédoublement des heures de cours de philosophie en terminale technologique. Aujourd'hui, ils réclament le dédoublement dans les autres filières, et notamment dans la série scientifique où les élèves ont trois heures de cours par semaine. Leurs revendications portent aussi sur les conditions dans lesquelles ils enseignent : « Les dédoublements ont été supprimés dans de nombreux lycées et, aujourd'hui, enseigner la philosophie est devenue une tâche quasi impossible », souligne l'un des professeurs présents au rassemblement.

 

Mise en place en 2010 sous le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, la réforme des lycées a eu comme conséquence la disparition des dédoublements de certaines classes décidée par les directeurs d'établissement : « On ne peut pas travailler en classe entière comme en demi-groupe », explique Carine Prévot, enseignante en Seine-et-Marne. « On assiste à un mépris constant de nos conditions de travail », lance un autre professeur. Tous affirment aussi que, face à des conditions de travail de plus en plus difficiles, il devient très compliqué pour eux de...

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