Manif anti-loi Travail : la droite cogne à l'unisson sur le gouvernement

le , mis à jour à 09:25
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Manif anti-loi Travail : la droite cogne à l'unisson sur le gouvernement
Manif anti-loi Travail : la droite cogne à l'unisson sur le gouvernement

Et la volte-face du gouvernement donna à la droite une bonne raison de... se rabibocher. Déchirés sur la question de l'interdiction de manifester — Sarkozy est contre, tout comme Bruno Le Maire, tandis que Fillon et Juppé sont pour —, les ténors des Républicains sont tous tombés d'accord mercredi après-midi pour railler le revirement de l'exécutif. Premier à dégainer, Nicolas Sarkozy n'y est pas allé de main morte : « Plus personne n y comprend rien, il n'y a plus d'autorité dans le pays. La seule chose qui est vraie, c'est que c'est la CGT qui menace, et le gouvernement obéit à la CGT. »

 

Mercredi, son entourage ne manquait pas de rappeler que l'ancien chef de l'Etat n'avait, lui, du temps où il était au pouvoir, jamais eu à « menacer d'interdire une manifestation, ni eu recours au 49.3 ». Un tacle servi sur mesure pour François Hollande... Course à la primaire oblige, les rivaux du président des Républicains sont épinglés au passage : « Certains ont jugé bon de réagir dès ce matin (NDLR : mercredi), Nicolas Sarkozy, lui, a pris son temps pour voir comment allait évoluer la situation », glisse, perfide, un de ses soutiens... Fillon — qui se félicitait sur Twitter dans la matinée de la décision du gouvernement d interdire la manif — ou Juppé — qui estimait que l'interdiction venait trop tard — apprécieront.

 

Malgré ces petites querelles, tout le monde, mercredi, chez les Républicains était, une fois n'est pas coutume, sur la même ligne que le patron du parti. « Manifestation interdite à 10 heures et autorisée à 13 heures = résumé d'un quinquennat calamiteux », juge Fillon sur Twitter. « Une nouvelle fois, le gouvernement agit dans la panique plutôt que de prendre ses responsabilités. Démonstration de son incurie », renchérit Juppé. Quant à l'entourage de Le Maire, il cogne sans retenir ses coups : « On touche le fond, c'est un gouvernement de zozos. Ils ont perdu toute autorité. ...

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