Mandela : un ex-membre de la liste noire américaine du terrorisme

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Nelson Mandela, lors d'une visite aux États-Unis en 1990.
Nelson Mandela, lors d'une visite aux États-Unis en 1990.

L'histoire est peu connue, pourtant elle vaut le détour. Nelson Mandela, Prix Nobel de la paix en 1993 décédé jeudi 5 décembre 2013, a figuré sur la liste noire américaine du terrorisme jusqu'en juillet 2008. L'ex-leader du Congrès national africain (ANC) y était inscrit depuis la présidence de Ronald Reagan, quand la guerre froide faisait encore rage. Les États-Unis considéraient en effet l'ANC comme une organisation communiste souhaitant renverser le pouvoir pro-occidental sud-africain.

Pour autant, sa présence sur cette liste ne l'interdisait pas de séjour aux États-Unis. Ainsi, en octobre 1994, lors de son premier déplacement officiel aux États-Unis en tant que président de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela a dû obtenir l'autorisation du secrétaire d'État américain pour mettre les pieds à Washington DC. Une situation ubuesque. Et ce d'autant plus que la législation mise en place par Reagan l'autorisait à se rendre au siège de l'ONU, mais nulle part ailleurs aux États-Unis. Fait accablant, l'ANC a été retiré de la liste des organisations terroristes dès 1994, date de la prise de pouvoir de Nelson Mandela et de la fin de l'apartheid. Or, les noms des membres de l'ANC y étaient restés consignés.

Le 2 juillet 2008, à la toute fin de son mandat, George W. Bush a rayé Nelson Mandela de la liste noire américaine du terrorisme, mettant un terme à une maladresse historique vieille de plus de vingt ans. Comme un symbole, la...

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