Mandarine Gestion vise un doublement de ses encours

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(NEWSManagers.com) -

Mandarine Gestion garde le cap et réaffirme son ambition. Alors qu'elle vient de fêter ses six ans d'existence, la société de gestion française continue de voir plus grand. " Notre objectif est un doublement de nos encours et le plus tôt sera le mieux, annonce sans ambages Marc Renaud, son PDG. Nous voulons être parmi les acteurs ayant durablement 5 milliards d'euros d'actifs sous gestion." Une référence sans équivoque à des sociétés telles que Comgest, Financière de l'Echiquier ou encore DNCA. " Tous ceux qui ont atteint ce seuil sont diversifiés en termes de produits, de pays et de clientèle" , observe le PDG. Marc Renaud refuse toutefois de fixer une date butoir à son ambition. " Notre objectif dépendra du marché et de nos performances, reconnaît-il. Toutefois, j'aimerais qu'on y arrive dans 3 à 5 ans. Mais c'est plus un souhait qu'un objectif."

Pour l'heure, Mandarine Gestion poursuit sa croissance à un rythme soutenu. Fin 2013, la société cumulait 2,056 milliards d'euros d'encours, en progression de 27,3 % par rapport au 1,62 milliard d'euros affichés fin 2012. Une performance portée par l'effet marché mais aussi par un effet collecte. L'an dernier, celle-ci est ressortie à quelque 100 millions d'euros. Et la dynamique de croissance ne se dément pas depuis le début de l'année 2014. A fin avril, Mandarine a engrangé un peu plus de 200 millions d'euros de souscriptions nettes, portant ses encours à 2,4 milliards d'euros. " On constate un certain retour d'intérêt de la part des clients. Toutefois, on ne peut pas parler d'euphorie sur les actions européennes, nuance Marc Renaud. Il n'y a pas de retour généralisé."

Désormais, pour aller plus loin et atteindre ce fameux seuil des 5 milliards d'euros, Mandarine Gestion va devoir accélérer son " travail de diversification" , dixit Marc Renaud. A ce titre, la diversification géographique devrait jouer un rôle majeur. De fait, l'internationalisation commence déjà à porter ses fruits puisque, à fin 2013, les encours hors de France représentaient 33 % du total, soit 678,48 millions d'euros, contre 30 % fin 2012 (soit 484,5 millions d'euros). Marc Renaud entend bien aller plus loin, même s'il est conscient que sa taille constitue un frein. " Notre idée serait d'être présent partout en Europe. Mais notre taille fait que notre développement ne peut pas aller plus vite en raison de limites matérielles, concède-t-il. Pour autant, nous allons toujours plus développer l'international." Marc Renaud n'envisage pas pour autant de procéder à des opérations de croissance externe. " Nous avons regardé pour acheter des sociétés, avoue-t-il pourtant. Mais il est plus intéressant de récupérer une équipe."

En parallèle, Mandarine Gestion entend bien poursuivre sa diversification en termes d'offres et de produits. Lancée en 2009, la gestion flexible affiche déjà 230 à 240 millions d'euros d'encours et " de part sa nature, cette gestion peut encore grossir beaucoup" , estime Marc Renaud qui ne cache pas qu'il souhaite encore étendre sa gamme. En parallèle, Mandarine Gestion va pousser ses pions sur le terrain du PEA PME, son fonds lancé fin 2013 étant actuellement en cours de référencement sur les plateformes de distribution. " Nous avons des marques d'intérêt fortes mais nous ne nous attendons pas à des collectes régulières d'ici septembre" , a indiqué Marc Renaud.

Enfin, Mandarine Gestion n'entend pas négliger le marché français où sa clientèle se répartit à 50% sur le " retail" (gestion privée, conseillers en gestion de patrimoine) et à 50 % sur les institutionnels. A ce titre, les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) restent une cible prioritaire. " En France, les CGP représentent environ 20 % de nos encours et nous aimons les CGP car ce sont des clients stables qui nous intéressent" , déclare Marc Renaud. Le PDG compte toutefois explorer d'autres pistes de développement dans l'Hexagone, citant notamment le marché de l'épargne salariale ou les fonds de prévoyance " car il s'agit de marchés qui s'ouvrent sur lesquels il y a des choses à faire et dont nous sommes aujourd'hui quasi-absents" , a-t-il conclu.

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