Manchester, un cauchemar romain

le
0
Manchester, un cauchemar romain
Manchester, un cauchemar romain

La Roma se déplace sur la pelouse de City et tentera d'en ramener quelques points nécessaires à sa survie dans le groupe de la mort. Une tâche ardue, d'autant que la ville de Manchester est une terre maudite pour la Louve.

Venir, voir, ne pas vaincre. Pire, se faire humilier. Au printemps 2007, le voyage de la Roma à Manchester a pourtant tout pour être celui d'un conquérant. Vainqueurs du quart de finale aller face à United dans leur antre du Stadio Olimpico (2-1), les Giallorossi ne peuvent simplement pas s'imaginer l'ampleur de la déconvenue qu'ils vont subir. Sur le tableau d'affichage, les partenaires de Francesco Totti dénombrent encore les coups de butoir, sept au total. L'armée rouge qui vient de passer sur les transalpins a été sans pitié. De près, des 20 mètres, du droit, du gauche, de Patrice Évra, la Roma a subi sans broncher, désarmée face au talent et à la furie destructrice de l'écurie de Sir Alex. Surtout, la défaite sur ce score digne d'une demi-finale de Coupe du monde laisse des traces puisque, depuis, la Roma ne s'est plus jamais imposée sur la pelouse d'un club anglais. Les traces d'un traumatisme.
Du supplice au Chianti
« La Roma n'a pas seulement perdu le match, elle a produit un spectacle qui va détruire son image internationale. » Dans les journaux italiens, au lendemain de ce 10 avril, l'heure est au catastrophisme. Vilipendant la Louve autant qu'elle loue le grand United, la presse transalpine tente de débriefer une rencontre hors du temps : « C'est la Champions League et c'est le prix à payer lorsque certaines nuits, la beauté sait se faire cruelle. » Cette beauté, Manchester l'a incarnée pendant près de 90 minutes d'un récital sans faille. Limpide comme les deux frappes de Michael Carrick, expérimenté comme Ryan Giggs, auteur de quatre passes décisives, et virevoltant comme le jeune Cristiano Ronaldo, auteur d'un doublé. United a impressionné et écrasé, sans relâche, sans remord presque. Dans son livre Moments, le Portugais ira même jusqu'à la cruauté : « Quand nous menions 6-0, un de leurs joueurs m'a dit : "Arrête de dribbler, vous gagnez de six buts", me suppliant presque. Bien sûr, je ne dirai pas son nom. L'autre, qui avait visiblement moins le sens de l'humour, m'a menacé de me faire mal. Mais j'ai continué à jouer de la même manière. » Visé par les investigations de la presse anglaise, Christian Panucci niera de toute évidence avoir tenu de tels propos, recevant même l'aide d'un Sir Alex désireux de ne pas nourrir un feu déjà consistant. Des égards que n'auront pas certains supporters de la Lazio dans un courrier adressé à......

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant