Manchester City qualifié pour au bout de l'ennui

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Après avoir fait le travail à l'aller (1-3), Manchester City a tranquillement géré son avantage mardi en huitièmes de finale retour pour sortir le Dynamo Kiev (0-0). Les Citizens sont en quarts pour la première fois de l'histoire du club.

Le debrief

Manchester City ne retiendra que la finalité, rien de plus. Son nul soporifique mardi en huitièmes de finale retour de Ligue des Champions contre le Dynamo Kiev (0-0) a suffi aux hommes de Manuel Pellegrini pour écrire l’histoire de leur club. Les Citizens disputeront début avril leur premier quart de finale de C1, après avoir fait le travail lors du match aller (1-3). Une juste récompense sur l’ensemble de la double confrontation. Mais City a confirmé qu’en l’état actuel des choses, il n’était pas un candidat crédible à la victoire finale sur la scène européenne. Il a affiché trop de limites dans les trente derniers mètres adverses et trop peu d’inspiration dans la construction offensive. Le Dynamo n’a certes pas poussé les locaux dans leurs derniers retranchements, donnant l’impression qu’il était résigné à quitter la compétition dès le coup d’envoi du match.

Alors les deux équipes ont évolué sur un faux-rythme tout au long du match. La faute à des blessures à répétition pendant la première demi-heure, à des erreurs techniques indignes de ce niveau de la compétition et à une envie très limitée des deux côtés. Le match a finalement attendu les trente dernières minutes pour s’emballer un minimum. Mais cela n’a pas suffi à effacer l’impression plus que mitigée laissée par les soixante premières. La preuve, une grande partie des spectateurs de l’Etihad Stadium ont préféré quitter l’enceinte plutôt que de célébrer une qualification historique avec leurs joueurs, qui avaient eux aussi les visages fermés. D’autant qu’ils ont perdu sur blessure Vincent Kompany et Nicolas Otamendi. A cinq jours du derby mancunien contre United, ça ne peut pas être une bonne nouvelle. La qualification mise à part, cette soirée ne laissera décidément pas de souvenirs impérissables aux Citizens...

Le film du match

59eme minute
Après un service de D.Silva pour Agüero, l’attaquant argentin combine avec Y.Touré. Il se retrouve finalement dans la surface ukrainienne, mais son tir dans un angle fermé est bien trop croisé pour attraper le cadre de Shovkovskiy.

61eme minute
Le ballon perdu au milieu de terrain profite à Y.Touré. L’international ivoirien percute balle au pied avant de décaler Navas sur la droite. L’Espagnol envoie une frappe croisée puissante du droit et voit sa tentative échouer sur le poteau droit de Shovkovskiy.

63eme minute
D.Gonzalez chipe le ballon dans les pieds de Clichy. Yarmolenko en hérite et se lance dans une série de dribbles au cœur de la défense de Manchester City. Il rentre sur son pied gauche, mais son tir atterrit dans les gants de Hart.

72eme minute
Suite à une longue préparation dans le camp du Dynamo Kiev, D.Silva décale Navas sur la droite. Le centre en retrait de l’ancien Sévillan est parfait pour Y.Touré. L’Ivoirien reprend du droit sans contrôle, sa frappe manquant de puissance pour inquiéter un Shokovskiy bien placé.

87eme minute
Yarmolenko lance dans la surface Buyalskiy, qui talonne dans la foulée pour son partenaire. Ce dernier prolonge le ballon, tout en étant séché par Fernando, et Sydorchuk en profite pour frapper en force. Zabaleta est présent pour mettre son corps en opposition face à cette frappe.

Les joueurs à la loupe

Manchester City
S’il y en a un qui a tenu son rang dans les rangs mancuniens, c’est bien AGUERO. Il s’est démené à la pointe de l’attaque et s’est trouvé à l’origine de toutes les situations chaudes de son équipe. Son entente avec Y.TOURE, franchement monté en puissance après la pause, a causé bien des maux de tête à la défense ukrainienne. Hors du coup pendant la première heure, NAVAS a retrouvé des couleurs après avoir tiré sur le poteau. D.SILVA n’a pas fait beaucoup mieux à sur le côté opposé, où ses initiatives ont rarement abouti. FERNANDINHO et FERNANDO ont rempli leur mission avec application à la récupération, avec une mention spéciale pour le premier, qui a gratté des ballons précieux par sa capacité à défendre en avançant. En jambes dans son couloir gauche, CLICHY n’a jamais hésité à apporter le soutien tout en bloquant les velléités adverses. ZABALETA s’est contenté du strict minimum à droite et ses timides montées n’ont pas souvent été récompensées. Charnière associée après les blessures de KOMPANY et OTAMENDI, DEMICHELIS et MANGALA ont réussi l’exploit de se faire des frayeurs dans un match tranquille. Pas vraiment l’assurance tous risques, devant un HART au chômage technique.

Dynamo Kiev
D’un match à l’autre, YARMOLENKO n’a pas fait la même impression. L’ailier ukrainien n’a bien plaidé sa cause au pays d’une Premier League qui lui fait la cour avec insistance. Il devait être le détonateur, mais il n’a que trop peu pesé sur les événements pour donner un semblant d’espoir à son équipe. Il faut dire que TEODORCZYK et GUSEV n’étaient pas plus inspirés, le premier étalant sa solitude en pointe et le deuxième peinant à créer des brèches sur son côté. Heureusement que D.GONZALEZ a secoué, même légèrement, le cocotier après la pause. GARMASH a fonctionné sur courant alternatif au milieu devant un MIGUEL VELOSO intéressant dans son activité à la récupération. Mais l’international portugais l’a souvent gâché par un trop grand déchet dans ses transmissions. ANTUNES et VIDA ont affiché une fébrilité de tous les instants sans être réellement mis sous pression. Leurs compères de l’axe DRAGOVIC et KHACHERIDI ont rendu une copie bien plus propre. Surtout le second, auteur d’interventions décisives face à Agüero et intraitable dans les duels. BUYALSKIY a brillé par son envie et sa qualité technique, au sein d’une équipe qui a manqué de tout ça. Sans être très sollicité, SHOVKOVSKIY a maîtrisé son sujet sur le peu de situations qu’il a eu à gérer.

Monsieur l’arbitre au rapport

Dans un match pourtant tranquille, M.Hategan a eu tendance à siffler trop rapidement et à contribuer au petit rythme des débats. Il a aussi sorti certains cartons trop rapidement.

Ça s’est passé en coulisses…

- Manchester City se présentait quasiment au complet pour cette rencontre. Tout le monde était sur le pont, hormis les blessés de longue date (Kevin De Bruyne, Fabian Delph, Samir Nasri). Mais les hommes de Manuel Pellegrini ont perdu deux éléments en cours de rencontre : Vincent Kompany et Nicolas Otamendi, tous deux sortis sur blessure avant la 25eme minute.

- Le Dynamo Kiev était diminué pour ce déplacement en terre anglaise, avec les absences d’Oleksandr Rybka, Mykola Morozyuk, Serhiy Rybalka ou encore Junior Morais.

- Lors du traditionnel protocole d’avant-match, l’hymne de la Ligue des Champions a été sifflé par le public de l’Etihad Stadium. Une vieille habitude chez les supporters des Citizens.

La feuille de match

C1 (8eme retour) / MANCHESTER CITY – DYNAMO KIEV : 0-0

Etihad Stadium (63 000 spectateurs environ)
Temps frais - Pelouse excellente
Arbitre : M.Hategan (Roumanie, 5)

Buts : Aucun

Avertissements : Otamendi (19eme) pour Manchester City - Antunes (21eme) et Garmash (57eme) pour le Dynamo Kiev

Expulsion : Aucun

Manchester City
Hart (5) – Zabaleta (5), Kompany (cap) (non noté) puis Mangala (7eme, 4), Otamendi (non noté) puis Demichelis (24eme, 5), Clichy (6) - Fernando (5), Fernandinho (6) - Navas (4), Y.Touré (5), D.Silva (4) puis Sterling (79eme) - Agüero (6)

N'ont pas participé : Caballero (g), Kolarov, M.Garcia, Bony
Entraîneur : M.Pellegrini

Dynamo Kiev
Shovkovskiy (cap) (6) - Vida (5), Khacheridi (7), Dragovic (6), Antunes (4) - Garmash (4) puis Sydorchuk (66eme), Miguel Veloso (5), Buyalskiy (6) - Yarmolenko (4), Teodorczyk (3) puis D.Gonzalez (46eme, 5), Gusev (3) puis Yakovenko (63eme)

N'ont pas participé : Rudko (g), Danilo Silva, Makarenko, Korzun
Entraîneur : S.Rebrov

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