Manchester City face à la tempête

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Manchester City face à la tempête
Manchester City face à la tempête

Ce devait être l'apothéose d'un temps. Tenants du titre, les hommes de Pellegrini avaient les armes pour conserver leur couronne et ramener une nouvelle fois le trophée sur la place Albert de Manchester. Fête interrompue : Manchester City a été lâché à huit journées de la fin par Chelsea, plus de cent millions de livres ont été crachés dans le vent et la maison prend aujourd'hui feu. Chronique d'un contre-pied.

L'atmosphère est lourde, pesante. L'Etihad Stadium de Manchester ne respire plus. 220 kilomètres plus au nord de l'Angleterre, Manchester United est lui aussi dans l'insoutenable. Wayne Rooney est accroupi sur la pelouse, le visage entre les mains et il attend. Des minutes qui lui semblent des heures. Avec lui, les dix autres soldats de Sir Alex Ferguson viennent de s'imposer (1-0) sur la pelouse de Sunderland et se dirigent vers un second titre de rang. Un sacre encore improbable au coup d'envoi tant un faux pas de Manchester City sur sa pelouse contre les Queens Park Rangers est insensé. Pourtant, à deux minutes de la fin, les Citizens pataugent. Menés 2-1 sur leur pelouse, les nouveaux riches laissent filer un titre touché du bout de doigts. Mais sur un ultime corner, Džeko s'envole et sur le contre suivant Agüero fait exploser l'Etihad. Les Citizens viennent de s'imposer (3-2), Roberto Mancini fait le tour du stade costume trois pièces au vent, et une ville s'embrase en ciel et blanc. Manchester City vient de remporter son premier titre depuis 44 ans. On est alors le 13 mai 2012.
Pellegrini, l'impossible transmission du savoir
Sauf que voilà, trois ans après, à la même période, les sourires se cachent, le cœur en l'avenir bat un tempo en dessous. Si la première saison de l'ère Pellegrini, arrivé l'été dernier pour remplacer Roberto Mancini sur le banc des Citizens, s'était ponctuée par un titre, le voile est retombé. City n'est plus aussi flamboyant et plus encore, son ingénieur d'entraîneur semble en rupture avec son groupe. Il y a quelques semaines, il fallait voir Manuel Pellegrini, muré dans le silence au bord de la pelouse d'Old Trafford alors que ses joueurs encaissaient une deuxième défaite de rang en championnat. Le Chilien semblait vidé de l'essence qui fait son génie, perdu et incapable de trouver l'alchimie pour redonner de la confiance à des cadres dépassés sur, et en dehors du terrain.

Pellegrini a cherché mais n'a pas trouvé. L'enfant du club, Joe Hart, s'est alors avancé en première ligne : "Tout le monde est déçu de ses propres performances au sein de l'équipe. On a laissé tomber le coach à plusieurs reprises cette saison et on s'est surpris dans le mauvais sens du terme. On sait pourtant qu'on a les qualités pour battre tout le monde mais on n'y arrive pas. Manuel Pellegrini a des principes et une façon de voir le football que l'on doit...




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