Malouines-Londres et l'Argentine veulent lever des restrictions

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 (Actualisé avec détails, citations, contexte) 
    LONDRES, 14 septembre (Reuters) - La Grande-Bretagne et 
l'Argentine se sont entendues sur une coopération visant à lever 
les mesures de restriction sur l'industrie pétrolière et 
gazière, sur la pêche et la navigation dans le secteur des îles 
Malouines, enjeu d'un conflit entre les deux pays en 1982, a 
déclaré mercredi le Foreign Office. 
    Londres et Buenos Aires ont réussi à se mettre d'accord sur 
leur première déclaration commune positive sur la question des 
Malouines depuis 1999, a souligné le Foreign Office. 
    L'Argentine, revendiquant les Malouines (Malvinas en 
espagnol, Falklands en anglais), a occupé l'archipel au 
printemps 1982 et les Britanniques l'ont reconquis au terme de 
deux mois et demi d'un conflit appelé "guerre des Malouines". 
    Des tensions étaient réapparues l'an passé mais la 
Grande-Bretagne s'est montrée désireuse d'une amélioration des 
relations depuis l'arrivée à la présidence argentine, en 
décembre, de Mauricio Macri, candidat libéral qui a succédé à la 
péroniste de gauche Cristina Fernandez. 
    "Dans un esprit positif, les deux camps sont d'accord pour 
établir un dialogue afin d'améliorer la coopération sur des 
questions d'intérêt mutuel dans l'Atlantique-Sud", déclarent les 
deux pays dans un communiqué commun. 
    "Dans ce contexte, il a été convenu de prendre les mesures 
appropriées pour lever tous les obstacles limitant la croissance 
économique et le développement durables des îles Malouines, y 
compris dans le commerce, la pêche, la navigation et les 
hydrocarbures". 
    La Grande-Bretagne précise qu'il s'agit du premier 
communiqué commun positif sur les questions de l'Atlantique-Sud 
depuis 1999. 
    Les Malouines sont habitées par environ 3.000 personnes dont 
la très grande majorité souhaite que les îles demeurent un 
territoire britannique d'outre-mer. 
    "Il est clair pour moi que l'Argentine est ouverte aux 
affaires", a commenté Alan Duncan, secrétaire d'Etat pour 
l'Europe et les Amériques. "Les mesures approuvées aujourd'hui 
démontrent que nous pouvons progresser grâce au dialogue". 
     
     
     
 
 (Estelle Shirbon; Eric Faye et Pierre Sérisier pour le service 
français) 
 
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