Malongo lance une cafetière à dosettes payable en 24 mois

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Pour émerger face à Nespresso, Tassimo et Senseo, le spécialiste du café équitable mise sur la location-vente.

Nouvelle offensive sur le marché en pleine expansion des dosettes de café. Malongo, qui reste un petit poucet du secteur face aux systèmes Nespresso, Tassimo et autre Senseo, mettra sur le marché le 1er décembre «une machine éco-révolutionnaire, baptisée Ek'oh», confie Jean-Pierre Blanc, son directeur général.

Côté tarif, Malongo s'alignera sur ses concurrents, en proposant un produit à 150 ¤ pour un achat en une seule fois. Mais, pour se démarquer, l'entreprise a trouvé une méthode de commercialisation jamais vue dans le secteur de l'électroménager: la location-vente. La machine sera ainsi vendue avec une mensualité de 6,50 ¤, pendant 24 mois. «C'est le Fort Knox de l'entreprise», plaisante le dirigeant en déverrouillant les différentes portes du centre de recherche et développement de la Compagnie méditerranéenne des cafés Malongo, un des trois bâtiments du site de 1500 m², implanté dans la zone industrielle de Carros-Le Broc, à côté de Nice.

C'est là que ses équipes ont planché pendant quatre ans pour mettre au point Ek'oh, nouvelle machine du torréfacteur. L'entreprise niçoise veut sortir du schéma de l'obsolescence programmée des cafetières et propose un produit entièrement démontable et réparable. Ek'oh est composée de cinq modules en matières plastiques high­-tech assemblés par clip. «Notre objectif est de vendre beaucoup de machines, qui se conservent le plus longtemps possible», assure Jean-Pierre Blanc.

Objectif: vendre 100.000 machines par an

L'élaboration d'Ek'oh a nécessité le dépôt de 40 brevets et sa réalisation est française. 90 % des 160 composants ont été conçus par des sous-traitants tricolores. «La difficulté fut de retrouver la somme de toutes les compétences pour être capable de fabriquer dans l'Hexagone,» ajoute le patron. Malongo vise 100.000 machines vendues par an, sa production pouvant monter jusqu'à 400.000.

Sous l'impulsion de son directeur général, Malongo s'est engagé depuis 20 ans dans le commerce équitable et le développement durable et «cette machine vient boucler une chaîne de valeur positive mise en place depuis 1992, entre le petit producteur et le consommateur», souligne Jean-Pierre Blanc.

Pour les dosettes, les anciens opercules en plastique ont été remplacés par du carton, pour former un ensemble en papier naturel et biodégradable à 100 %. Une nouvelle ligne de production permettant de passer de 200 à 800 dosettes par minute va prochainement être installée.

L'entreprise niçoise, qui emploie 371 collaborateurs, a réalisé l'an passé un chiffre d'affaires de 94,6 millions d'euros. «Notre faiblesse, c'est que nous sommes relativement petit, notre chance c'est que nous proposons des produits atypiques et de grande qualité en étant le leader du marché équitable et de l'innovation», résume Jean-Pierre Blanc.

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