Malmené, Ayrault se prévaut de la confiance de Hollande

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MALMENÉ, JEAN-MARC AYRAULT SE PRÉVAUT DE LA CONFIANCE DE FRANÇOIS HOLLANDE
MALMENÉ, JEAN-MARC AYRAULT SE PRÉVAUT DE LA CONFIANCE DE FRANÇOIS HOLLANDE

PARIS (Reuters) - Jean-Marc Ayrault s'est prévalu lundi de la confiance de François Hollande après une polémique née de la mise en ligne sur le site internet de Matignon d'un rapport prônant des réformes controversées sur l'intégration des étrangers.

"Je n'en doute pas un seul instant", a assuré le Premier ministre, interrogé sur France 24 à l'occasion d'une visite officielle en Algérie.

Des médias se sont fait l'écho de l'agacement du président après la mise en ligne du rapport qui a provoqué un tollé tant à droite qu'à gauche, même si l'entourage de François Hollande relativise la portée de l'incident.

L'opposition accuse l'exécutif socialiste de vouloir porter atteinte au pacte républicain et dénonce "une alliance objective" du Parti socialiste avec le Front national.

Le rapport, remis le 13 novembre à Jean-Marc Ayrault, a été mis en ligne avec un préambule du Premier ministre saluant "la grande qualité des travaux" qui ont permis sa publication.

Il prône notamment l'autorisation du voile à l'école, la création d'un délit de harcèlement racial ou l'introduction de l'arabe et des langues africaines à l'école.

"Ce ne sont que des contributions", a dit Jean-Marc Ayrault, dénonçant "les polémiques inutiles".

"Il faut respecter évidement la culture des origines mais la France n'est pas adepte du multiculturalisme ni du communautarisme", a-t-il dit, rappelant qu'il a voté en tant que député la loi interdisant le port du voile à l'école.

"La priorité qui est la mienne, c'est d'abord que les enfants de France, quelles que soient leurs origines, quand ils vivent en France, ils aient les meilleures études possibles", a estimé le Premier ministre.

Les relations entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault se sont tendues après l'annonce par ce dernier en novembre du chantier de la remise à plat de la fiscalité, une réforme dont l'Elysée a relativisé l'ampleur.

Si la réforme fiscale a été jugée comme un "coup" politique qui a assuré à Jean-Marc Ayrault la reprise en main de son gouvernement, elle a aussi été perçue comme une provocation par certains ministres à Bercy, prévenus à la dernière minute de cette initiative.

Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

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  • M9700920 le lundi 16 déc 2013 à 20:57

    Ce premier ministre socialiste est l'mage même d'un enseignant incompétent. Ne parlons pas de ce gugusse qd il était maire de Nantes....Dehors et vite!!!

  • M9390997 le lundi 16 déc 2013 à 19:37

    Qu il s occupe d abord des Francais