Mali-Peut-être 2.500 casques bleus de plus pour la Minusma-Ban

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    NATIONS UNIES, 2 juin (Reuters) - Le secrétaire général des 
Nations unies Ban Ki-moon a demandé au Conseil de sécurité des 
Nations unies d'affecter un peu plus de 2.500 soldats de la paix 
supplémentaire à sa force de stabilisation au Mali, la Minusma, 
qui a récemment été victime d'une série d'attaques meurtrières. 
    Un casque bleu chinois de l'Onu et trois civils ont été tués 
mardi soir à Gao, dans le nord du Mali, dans deux attaques 
menées à quelques heures d'intervalle revendiquées par Al Qaïda 
au Maghreb islamique (AQMI).   
    La recommandation de Ban Ki-moon au Conseil de sécurité, 
émise mardi et dont Reuters a pu prendre connaissance mercredi, 
demande d'augmenter de 2.049 personnes l'effectif maximal de la 
Minusma, ce qui le porterait à 13.289 personnes. 
    Le secrétaire général de l'Onu estime que les militaires qui 
seront recrutés devront avoir des compétences dans la collecte 
du renseignement, la surveillance, la gestion des explosifs et 
la protection des convois de marchandises. 
    Dans son rapport, Ban Ki-moon demande aussi 480 policiers 
supplémentaires, ce qui porterait l'effectif policier de la 
Minusma à 1.920 personnes. Le but est notamment de "soutenir 
l'établissement d'unités spécialisées dans la lutte contre le 
terrorisme et le crime organisé transnational à Gao, Mopti et 
Tombouctou", lit-on dans le document. 
    Le Conseil de sécurité doit prolonger le mandat de la 
Minusma courant juin. L'ambassadeur de France auprès des Nations 
unies, François Delattre, qui préside le Conseil de sécurité de 
mois-ci, a déclaré à la presse que la France étudiait les 
propositions de Ban Ki-moon. 
    Au sein de la police de la Minusma, Ban appelle à 
l'établissement d'une "équipe d'intervention spéciale" dans la 
capitale malienne, Bamako. 
    La Minusma a été créée en avril 2013 après l'opération 
française Serval, lancée en janvier de la même année pour 
repousser les mouvements islamistes qui tenaient le nord du pays 
et menaçaient Bamako. 
 
 (Louis Charbonneau; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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