Mali : les putschistes tentent d'amadouer les pays voisins

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Le capitaine Sanogo explique sa décision de déposer le président Touré et appelle à l'aide contre les rebelles touareg.

Rien ne semble pouvoir ébranler la langueur des putschistes maliens. Vendredi, le camp Kati, caserne plantée sur une colline à une quinzaine de kilomètres de Bamako, désormais érigée en nouveau c½ur du pouvoir, refusait de s'agiter. Entre les groupes de bâtiments jaunes et poussiéreux, des militaires aux tenues disparates semblaient attendre qu'un ordre vienne rompre le quotidien. Pour le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDRE), les nouvelles ne sont pourtant pas bonnes.

Vendredi, Kidal, une grande ville du Nord, est tombée entre les mains de la rébellion nordiste. La veille, le Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait posé un ultimatum, menaçant de placer le Mali sous «embargo diplomatique et financier» si l'ordre constitutionnel n'était pas rétabli dans les 72 heures. Soumis à cette double pression, le capitaine Amadou Haya Sanogo a tenté de jouer l'apaisement. Large sourire

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