Mali : les putschistes peinent à s'imposer

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Le coup d'État est condamné par la classe politique et par la communauté internationale.

Le coup d'État engagé mercredi à Bamako a du mal à accoucher d'un nouveau régime. Le comité militaire dirigé par le capitaine Amadou Sanogo peine à imposer son autorité. Les soldats de rang qui ont chassé de son palais le président Amadou Toumani Touré, dit ATT, un peu plus d'un mois avant le premier tour de l'élection présidentielle, sont isolés sur le plan politique, militaire et international.

Forte des acquis de vingt ans de démocratie, la classe politique malienne marque ses distances avec la junte. Dans une déclaration commune, douze des principaux partis politiques nationaux ont condamné l'intervention armée et réclamé le respect de l'ordre constitutionnel. Ils sont soutenus par les associations de la société civile. Seul Oumar Mariko, une figure de l'opposition, se range du côté des mutins. Il a annoncé la création du MP22, le Mouvement populaire du 22 mars, et n'hésite pas à dresser un parallèle avec la révolte qui avait permis de renverser en 19

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