Mali : «Les pays voisins ont intérêt à intervenir»

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INTERVIEW - La rébellion touareg a conquis en quelques jours toutes les grandes villes du nord du Mali. Pierre Jacquemot, chercheur à l'Iris, explique les enjeux de cette avancée qui affole Bamako.

LE FIGARO - Que représente le territoire de la région d'Asawad, que les Touaregs ont presque totalement conquis?

Pierre Jacquemot - Cette région au nord du Mali, dont les Touaregs réclament l'indépendance, n'est pas seulement le «berceau» de leur peuple. Elle est depuis longtemps traversée par des trafics multiples: armes, voitures, cigarettes, mais aussi otages. Et, depuis quelques années, la cocaïne d'Amérique latine y transite également. Donc, derrière les revendications touaregs ou islamistes, il ne faut pas perdre de vue ces importants intérêts financiers.

Les Touaregs risquent-ils de poursuivre leur descente et d'atteindre la capitale?

C'est le scénario catastrophe qui hante Bamako. Car si les Touaregs prennent Mopti, une ville commerçante et portuaire importante à la frontière entre le nord et le sud du pays, alors ils pourront facilement descendre le fleuve du Niger jusqu'à Ségou, puis atteindre Bamako.

Qui les arrêterait? En face, l'armée malienne est en dü/p>...

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