Mali : l'Afrique de l'Ouest préoccupée

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Le calme est revenu à Bamako, mais la junte n'a pas dévoilé ses intentions.

Difficile de voir les signes d'un putsch au Mali. Le coup d'État d'une poignée d'officiers et d'hommes du rang qui a balayé le régime du président Amadou Toumani Touré, dit «ATT», il y a une semaine, semble oublié. À l'aéroport de la capitale, lieu hautement stratégique dans tout soulèvement militaire digne de ce nom, c'est tout juste si quelques sous-officiers surveillent les allées et venus des étrangers qui quittent en masse le pays. Les rues de la capitale montrent un visage étonnamment normal, les grands ponts qui enjambent le Niger connaissent leurs embouteillages habituels et, après quatre jours de fusillade et de peur, les Maliens, poussés par la nécessité de remplir les garde-manger, sont ressortis.

«On n'a pas le choix. Il faut bien aller au travail pour gagner un peu d'argent. Et puis depuis trois jours tout était calme», racontait mercredi Kumbia Konaré. Prudent, ce jeune fonctionnaire évite tout de même le centre-ville où les mutins maintiennent u

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