Malgré son sauvetage par EDF, le redressement d'Areva sera long et douloureux

le
0
Le siège d'Areva à La Défense le 2 juin 2015. (© B. Guay / AFP)
Le siège d'Areva à La Défense le 2 juin 2015. (© B. Guay / AFP)

La décision de l'État de placer sous l'égide d'EDF la majorité de l'activité réacteurs d'Areva n'est qu'une première étape dans le sauvetage du spécialiste du nucléaire et ne signe pas la fin du calvaire pour le groupe et ses salariés. En choisissant cette option, l'État veut «donner une stabilité, une pérennité à la filière nucléaire» française, a insisté le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, jeudi matin sur France Info.

Même si Areva va conserver une participation dans les réacteurs, EDF sera donc plus que jamais la tête de pont du nucléaire français, notamment à l'international. Surtout, l'implication d'EDF, détenu à 84,5% par des capitaux publics, n'exonère pas l'État de renflouer le groupe nucléaire, lui aussi propriété publique à près de 87%.

Bloc "A lire aussi"

Mercredi, l'Elysée s'est bien gardé de mentionner un quelconque chiffrage, parlant d'une recapitalisation «à la hauteur nécessaire».

Jeudi matin, la ministre de l'Énergie, Ségolène Royal, a indiqué que le montant sera fixé à l'issue des négociations entre EDF et Areva, qui doivent durer un mois. «Il faut faire l'inventaire de l'ensemble des besoins, des autres ressources financières qui peuvent être mobilisées», a-t-elle affirmé.

Ardoise salée

Combien seront nécessaires ? Un courtier parisien estime les

Lire la suite sur le revenu.com


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant