Malgré les retraits, la gauche garde ses chances

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LE PS ESPÈRE PRÉSERVER SES CHANCES EN OPTANT POUR LE RETRAIT DE SES CANDIDATS FACE AU FN
LE PS ESPÈRE PRÉSERVER SES CHANCES EN OPTANT POUR LE RETRAIT DE SES CANDIDATS FACE AU FN

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - En retirant ses candidats pour faire barrage au Front national, le camp de François Hollande et Manuel Valls parle à sa gauche en érigeant un "rempart" contre l'extrême droite, tout en préservant ses chances pour le second tour des régionales.

Le total des voix de gauche d'un premier tour marqué par une envolée du parti de Marine Le Pen laisse mathématiquement espérer à l'exécutif la victoire dans de nombreuses régions.

En Bretagne, Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin et Corse, la gauche est en tête. Un bon report de voix au second tour pourrait la faire gagner en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté et Ile-de-France.

Quant aux régions Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie et Pays-de-la-Loire, elles pourraient basculer à droite comme à gauche mais le total des voix de gauche est potentiellement supérieur.

En Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d'Azur, où le Front national a obtenu plus de 40% des voix, les candidats socialistes ont jeté l'éponge dès dimanche soir, sur décision des instances du parti.

Une consigne rejetée par Jean-Pierre Masseret, arrivé troisième en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Opposé à toute "stratégie d'évitement", le candidat PS dit vouloir peser dans l'opposition de la future assemblée territoriale.

En choisissant le retrait, le PS a en effet pris le risque de n'avoir aucun élu pendant les six ans à venir dans des régions-clés, ce qui a scandalisé une partie de ses militants.

"ON N'AVAIT PAS LE CHOIX"

Il reste toutefois cohérent avec les décisions prises depuis l'appel à voter en faveur de Jacques Chirac pour contrer Jean-Marie le Pen après l'élimination du PS au second tour de l'élection présidentielle de 2002.

"On n'avait pas le choix. Sinon ce matin tout le monde aurait écrit 'le choc, la honte'", explique une ministre présente dimanche soir dans le bureau du Premier ministre pour analyser les résultats.

En annonçant sa stratégie définie en étroite concertation avec l'Elysée et Matignon, Jean-Christophe Cambadélis a employé des mots lourds comme "résistance", fustigeant au passage le choix des Républicains dirigés par Nicolas Sarkozy de refuser toute fusion ou retrait des listes en faveur de la gauche.

"L'Histoire sera sévère pour ceux qui, dans le moment traversé par la France, disent 'plutôt l'extrême droite que la gauche'", a lancé le premier secrétaire du PS. "La gauche est donc le dernier rempart de la France républicaine contre l'extrême droite xénophobe."

Après 24 heures de silence, le Premier ministre, Manuel Valls, s'expliquera ce lundi soir au journal de 20h de TF1. Lors de la campagne, le chef de la majorité avait plaidé pour une "fusion" avec la droite républicaine contre le FN.

"Il devra parler à la gauche, lui redonner confiance en ne parlant seulement de sécurité mais de liberté", dit un ministre.

Pour radical qu'il soit, le choix du PS est sans garantie de résultat face à une extrême droite au plus haut.

"Il y a une forme de pression au sein de la gauche sur une posture qui est plus morale que politique. Est-ce que cela garantit l'efficacité contre le FN au second tour ? La réponse est non", dit Jean-Daniel Lévy, de Harris Interactive.

LES ÉLECTEURS DU FN ONT SANCTIONNÉ HOLLANDE

Pour François Miquet-Marty, de l'institut Viavoice, cela "permet au PS de se dédouaner des critiques sur sa responsabilité dans la montée du FN en étant prêt à se saborder pour éviter une victoire de l'extrême droite".

Cette stratégie permet de poser des jalons pour la suite et de contrer l'idée ancienne selon laquelle la montée de l'extrême droite profiterait aux socialistes.

"Si le PS apparaissait intéressé par la montée du FN, ça serait une vraie menace pour lui. Si, dans l'intelligence collective de (la présidentielle de) 2017, s'installait l'idée que François Hollande a besoin de la montée du FN, ce serait préjudiciable", décrypte François Miquet-Marty.

Quoi qu'il arrive, le président, dont la candidature en 2017 ne fait guère de doute, aura fort à faire pour ressouder une France plus divisée que jamais, près d'un mois après les attentats de Paris qui lui ont valu un regain de popularité. [ID:nL8N13R1T6]

Selon une enquête de l'Ifop, 16% des électeurs du Front national ont lié leur vote aux attentats, mais 68% ont également voulu sanctionner le chef de l'Etat.

(Avec Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M8252219 le lundi 7 déc 2015 à 18:36

    3 ans et demi de régime socialiste et de notre président = CHÔMAGE EN AUGMENTATION PLUS 600 000 chômeurs : DÉFICIT DE LA FRANCE ET DE L'ÉTAT FRANÇAIS EN AUGMENTATION dette de plus de 2000 milliards d'€ aucune réforme pour réduire les dépenses . Système social obèse.ATTENTATS ET VICTIMES D'ATTENTATS EN HAUSSE . Décision prise après coup.

  • surfer-1 le lundi 7 déc 2015 à 17:30

    Cet article ne fait que donner des évidences. La catastrophe n'est pas complète pour le PS. C'est une évidence que cela plaise ou pas :)

  • surfer-1 le lundi 7 déc 2015 à 17:28

    C'est curieux d'être censuré quand on annonce des évidences :)

  • gache1 le lundi 7 déc 2015 à 17:28

    Quel comique ce Camba ! Il devrait prendre quelques vacances.

  • C177571 le lundi 7 déc 2015 à 17:27

    Quand un ancien trotskiste donne des leçon de démocratie à la France entière,je ne sais si il faut rire ou pleurer. Remarquez entre temps il a été Stausskaniste,

  • surfer-1 le lundi 7 déc 2015 à 17:22

    Comme indiqué dans l'article, le soir du second tour devrait apporter pour le PS de bonnes surprises.

  • M940878 le lundi 7 déc 2015 à 17:16

    trop drôle !