Malala, une entreprise

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La militante pakistanaise pour l'éducation, Malala Yousefzaï, le 27 septembre, lors d'une présentation à l'université de Harvard, aux États-Unis.
La militante pakistanaise pour l'éducation, Malala Yousefzaï, le 27 septembre, lors d'une présentation à l'université de Harvard, aux États-Unis.

La jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, propulsée militante internationale pour le droit à l'éducation après avoir survécu à une attaque des talibans, dispose d'une formidable machine de communication, qui a contribué à diffuser son message et à faire d'elle une star. À 16 ans seulement, l'adolescente qui vit désormais au Royaume-Uni s'est hissée dans la liste des favoris pour le prix Nobel de la paix. Elle s'est exprimée à la tribune des Nations unies, a publié son autobiographie et a été invitée par la reine Elizabeth II au palais de Buckingham. Des honneurs dignes d'un chef d'État qui lui valent d'être assaillie de demandes d'interviews du monde entier. Son message a fait le tour du monde, d'autant qu'il est relayé par l'une des plus grandes entreprises de relations publiques, Edelman, qui compte parmi ses clients les géants Starbucks et Microsoft. La firme représente gracieusement Malala et sa famille depuis novembre 2012. C'est le 9 octobre 2012, dans la vallée de Swat (nord-ouest du Pakistan), que la vie de Malala bascule. Des talibans font irruption dans le bus qui la ramène de l'école.

Bienveillance de Gordon Brown

L'un d'eux demande laquelle des adolescentes est Malala, la gamine qui écrit un blog sur le site de la BBC dénonçant la privation d'école par les talibans. Il lui tire une balle dans le crâne. Elle survit miraculeusement et devient instantanément une figure planétaire du droit des filles à l'éducation. Face à...

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