Malaisie et Indonésie prônent un rapatriement des migrants

le , mis à jour à 11:17
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(actualisé avec précisions, citations) KUALA LUMPUR, 20 mai (Reuters) - La Malaisie et l'Indonésie ont annoncé mercredi qu'elles allaient accorder un asile temporaire aux quelque 7.000 migrants dérivant sur des bateaux dans les mers d'Asie du Sud-Est, tout en prévenant qu'elles n'avaient pas l'intention d'en accueillir davantage. Plus de 3.000 d'entre eux ont accosté sur les rives de Malaisie et d'Indonésie, qui, comme la Thaïlande, repoussent depuis plusieurs semaines les bateaux chargés de migrants qui approchent de leurs côtes. Dans un communiqué commun, les deux pays expliquent que leurs efforts visent à organiser "une relocalisation et un rapatriement" de ces migrants dans un délai d'un an avec une aide internationale. "Il a appartiendra à la communauté internationale d'apporter à la Malaisie, l'Indonésie et la Thaïlande, le soutien, notamment financier, nécessaire à cet asile provisoire et à l'aide humanitaire aux migrants actuellement menacés", dit le communiqué. "J'exhorte toutes les ONG, de toutes les races et de toutes les religions, à se mobiliser pour aider ces migrants Rohingya", a déclaré le ministre malaisien de l'Intérieur, Ahmad Zahid Hamidi. "Même si une communauté de migrants tente d'entrer illégalement dans le pays, en enfreignant les lois sur l'immigration, leur situation ne peut pas être ignorée", a-t-il ajouté. Les Rohingya, qui sont pour la plupart apatrides, sont confrontés à une crise sanitaire depuis que le gouvernement birman a exigé en février que l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) quitte l'Etat de Rakhine, situé sur la côte ouest de la Birmanie. Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Anifah Aman, a dit que des abris temporaires seraient mis en place, mais pas en Thaïlande, par où transitent de nombreux migrants. A Bangkok, le vice-ministre de la Défense Udomdej Sitabutra souligné que la Thaïlande n'était pas la destination voulue par les migrants. "Ce n'est pas le pays où les Rohingya veulent se rendre. S'ils s'introduisent dans les eaux thaïlandaises, nous enverrons les autorités vérifier s'ils ne sont pas blessés ou malades. S'ils sont malades, nous leur enverrons des infirmières. S'ils veulent se rendre dans un pays tiers, ils le peuvent. Nous ne pouvons pas les forcer à faire quoi que ce soit." (Praveen Menon; Pierre Sérisier et Nicolas Delame pour le service français)

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