Malaise chez les postiers: premières propositions de la direction, les syndicats divisés

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Les syndicats de La Poste sont divisés sur les premières propositions de la direction pour répondre au mal-être des facteurs, CGT et Sud-PTT parlant vendredi de "mesurettes" "sans rapport avec l'ampleur de la crise sociale", tandis que la CFDT et FO saluent une "base" de discussion.

Ce projet, que l'AFP a pu consulter, leur sera présenté officiellement lundi. Il intervient après le lancement de négociations le 26 octobre sur les conditions de travail des facteurs et de leurs encadrants, à la suite de la médiatisation de cas de souffrance au travail, dont des suicides.

Sans avancer de chiffres concernant les effectifs, La Poste balaie un ensemble de sujets, dont la revalorisation des parcours professionnels, l'amélioration des conditions de travail, les remplacements de postes vacants ainsi que la prévention des risques psycho-sociaux.

Elle propose notamment de créer deux "nouvelles fonctions" de facteurs pour remplacer les postes vacants et d'ouvrir la possibilité aux facteurs de travailler matin et après-midi avec une "coupure méridienne" hors temps de travail.

Pour Valérie Mannevy, de la CGT (1ère force syndicale), ce sont des "mesurettes qui ne comprennent rien de fondamental sur l'emploi". La CGT souhaite "un accord-cadre étendu à l'ensemble des métiers qui sont tous concernés par la souffrance au travail".

Eddy Talbot, de Sud-PTT (3ème), dénonce "un projet sans rapport avec l'ampleur de la crise sociale". Ce premier texte "vise, au contraire, à accélérer la mise en place des projets de restructuration de La Poste", dit-il. Comme la CGT, Sud-PTT souhaite une mobilisation nationale des postiers début décembre afin de peser sur les négociations.

En revanche, Stéphane Chevet, de la CFDT (2ème force syndicale), qui a fait du comblement des emplois vacants sa priorité, salue "un premier texte", une "base" qui "va permettre de travailler en bilatérale pour voir les points qui manquent".

Même son de cloche à FO (4ème force syndicale): "c'est un premier pas", estime Martine Buty pour qui "la priorité des priorités, ce sont les postes vacants" et "le calcul réel de la force de travail par rapport à la charge de travail".

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