Malaise à l'hôpital : récit d'un jour ordinaire à Cochin

le , mis à jour à 09:43
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Malaise à l'hôpital : récit d'un jour ordinaire à Cochin
Malaise à l'hôpital : récit d'un jour ordinaire à Cochin

Des cartons traînent dans le couloir. Les consultations du service urologie de l'hôpital Cochin, figure historique de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), viennent tout juste d'emménager dans de nouveaux locaux.

 

Durant plusieurs heures, jeudi dernier, le professeur Michaël Peyromaure, chef de ce prestigieux service (François Hollande y a été opéré de la prostate en 2011), nous a fait partager en toute discrétion son quotidien.

 

Objectif : montrer en quoi la restructuration de l'hôpital public impacte l'hospitalisation des patients.

 

10h30. « Allô, j'ai besoin d'un lit »

Le téléphone sonne au poste de soins. « Allô, j'ai besoin d'un lit pour une sortie de réa (NDLR : le service réanimation) », annonce l'interne au bout du fil. « On nous en a aussi demandé un pour une urgence », interpelle une infirmière. Problème : nous sommes jeudi... le jour du début des galères dans le service urologie de l'hôpital public Cochin (XIVe). « En deux ans, nous sommes passés de 54 lits, ce qui était un peu trop, concède son chef de service, le professeur Peyromaure, à 32, ce qui n'est pas du tout assez. En début de semaine, ça va, mais dès le mercredi soir, il n'y a plus un seul lit de libre », s'agace le médecin de 44 ans. La marge de manœuvre ? « Faible », soupire une infirmière. Certains patients sont « priés » de rentrer chez eux à 8 heures du matin, d'autres voient leur séjour écourté, voire leur hospitalisation reportée. « Il nous arrive d'avoir jusqu'à trois patients par jour dans la même chambre, témoigne une infirmière expérimentée. Leur légitime colère retombe sur nous.  » « A l'hôpital, inspire-t-elle, le mot est tabou, mais quand on fait attendre deux heures un monsieur de 80 ans sur une chaise, qu'on doit speeder pour les soins, on a l'impression de faire de la maltraitance.  »

 

11 h 30. « Un bloc fermé pendant les vacances de la Toussaint ...

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