Málaga, de cheikh en bois au bonnet d'âne de Liga

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Málaga, de cheikh en bois au bonnet d'âne de Liga
Málaga, de cheikh en bois au bonnet d'âne de Liga

Incapable de battre un Bilbao réduit à dix, Málaga s'est contenté d'un nul à San Mamés. Une piètre performance qui s'explique, en partie, par la grave crise institutionnelle qui gangrène le club. Ou comment Abdullah Al-Thani fait couler des Boquerones toujours plus prêts de la Liga Adelante.

Il y a de ça cinq jours, le conseil municipal de Málaga exauce le vœu de nombreux supporters des Boquerones. Unanime, à l'exception des élus du Partido Popular, il décide de retirer le nom d'Abdullah Al-Thani, propriétaire du fanion local, d'un rond point de la ville. Une volonté qu'Alejandro Carballo, membre du parti Ciudadanos, justifie par le fait que "beaucoup de personnes dans cette ville méritent cela avant ce monsieur". Arrivé en juin 2010 à la tête du Málaga CF, le Cheikh se veut alors en sauveur du club andalou. Cinq ans plus tard, ce même propriétaire est raillé par tous les habitants et supporters Malacitains. De cette gestion cataclysmique, qui a vu le club troquer sa place en Ligue des champions pour les galères du maintien, lui ne se remet jamais en cause. De fait, après une énième contre-performance, cette fois sur la pelouse d'un Athletic réduit à dix (0-0), il pousse Dani Gracia un peu plus près du précipice. Un licenciement dans l'air du temps qu'explique l'actuelle dix-septième place en Liga, mais aussi une crise institutionnelle qui pousse la Rosaleda au bord de la crise de nerf. Chronique d'une inexorable descente dans les abîmes du championnat. Avant une descente ?

Une cantera vendue au plus offrant


Pour nombre des supporters boquerones, le bilan de Javi Gracia reste pourtant positif. Après avoir pris la succession de Bernd Schuster, auteur d'une saison plus que tristounette, il ramène de la vie à la Rosaleda. Avec un effectif majoritairement composé de jeunes canteranos aux dents longues, le natif de Pampelune tutoie pendant de nombreuses journées les places européennes. Pour Antonio Benítez, alors conseiller sportif du club, "il fait le travail que nous souhaitions tous. Il travaille avec tous les canteranos sans leur mettre une pression folle. De fait, ils s'épanouissent". Une bouffée d'air frais qui se conclut par un neuvième strapontin synonyme d'espoir, que les prémices de l'été et les premières rumeurs du mercato viennent vite doucher. Tour à tour, les Samu Castillejo, Samuel Garcia, Juanmi et autres Sergi Darder, fleurons du centre de formation andalou, sont vendus au plus offrant. Toutes ces ventes rapportent gros dans les caisses désespérément vides. Car Abdullah Al-Thani, loin de tenir ses promesses de grandeur de 2010, se la joue radin et n'injecte…


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