Maladie de Lyme : l'épidémie cachée

le , mis à jour à 08:02
0
Maladie de Lyme : l'épidémie cachée
Maladie de Lyme : l'épidémie cachée

Pour Amélie, 30 ans, le goûter d'anniversaire dans une aire de loisirs près de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime) a tourné au cauchemar. Fatigue chronique, vertiges, douleurs articulaires, fourmillements dans les mains et les pieds... ce sont les funestes cadeaux qui l'attendaient, transmis par une simple tique. Ce calamiteux présent est plus connu sous le nom de maladie de Lyme. Une infection qui est aussi une grande dissimulatrice trompant son monde avec des symptômes qui font penser à une sclérose en plaques ou Alzheimer. D'où la difficulté de la diagnostiquer. Elle est aujourd'hui la source d'une épidémie silencieuse faisant des ravages tels qu'une centaine de médecins ont lancé un appel pour de nouveaux tests plus performants et qu'une plainte collective de malades doit être déposée contre l'Etat et les laboratoires jugés défaillants.

 

 

Obtenir le classement en affection longue durée

 

Ce mal galopant a obligé le gouvernement à annoncer un plan, détaillé en septembre, censé endiguer cette progression. « J'aimerais qu'on m'explique pourquoi ma sérologie est toujours restée négative alors que j'ai eu des érythèmes migrants qui sont la preuve irréfutable de la maladie de Lyme, s'interroge Amélie. Il y a forcément une défaillance dans les tests de dépistage ! »

 

Elle fait partie de ceux qui s'apprêtent à entamer une action en responsabilité civile contre les laboratoires qui commercialisent ces tests biologiques, dont le français Biomérieux et l'italien Diasorin. « A ce jour, 296 plaignants ont déposé un dossier », comptabilise son avocate Me Catherine Faivre. « D'après les estimations officielles, 300 000 personnes seraient touchées en Allemagne contre à peine 27 000 en France. On a vraiment une frontière très hermétique », ironise son confrère Me Julien Fouray. Dans la foulée, il s'agira d'obtenir de l'Etat une reconnaissance officielle de la maladie comme ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant