Majorité et juges rejettent les accusations de Nicolas Sarkozy

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MAJORITÉ ET MAGISTRATS REJETTENT LES ACCUSATIONS DE NICOLAS SARKOZY
MAJORITÉ ET MAGISTRATS REJETTENT LES ACCUSATIONS DE NICOLAS SARKOZY

PARIS (Reuters) - Plusieurs représentants des magistrats et de la majorité socialiste ont rejeté jeudi les accusations de Nicolas Sarkozy, qui se dit victime d'un acharnement judiciaire et d'une instrumentalisation politique de l'affaire des écoutes.

L'ancien chef de l'Etat est sorti mercredi de son silence après sa mise en examen pour trafic d'influence, corruption active et violation du secret professionnel.

Il a mis en cause plusieurs ministres de François Hollande, les accusant d'avoir exploité de façon "éhontée" ses archives, ainsi que l'une des deux magistrates qui l'ont mis en examen, l'accusant de partialité en raison de son appartenance au Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche.

La présidente du SM, Françoise Martres, s'est élevée jeudi contre ces propos, accusant Nicolas Sarkozy de jeter systématiquement le discrédit sur la justice lorsqu'il est mis en cause.

"On entretient sciemment la confusion entre l'impartialité et la neutralité du juge", a-t-elle dit sur Europe 1.

La magistrate a rappelé que les juges agissaient dans le cadre de procédures qui garantissent l'impartialité et que des dispositifs existaient en cas de non respect de celles-ci.

"Qui politise la justice ? Est-ce que c'est les juges d'instruction qui essayent de faire leur travail sereinement ou est-ce que c'est les personnes qui s'en prennent à la justice pour tenter de jeter le discrédit sur elle ?", a-t-elle dit.

VIOLENCE DES ATTAQUES

La présidente du tribunal de grande instance de Paris, Chantal Arens, a défendu jeudi matin dans un rare communiqué l'indépendance des juges, "une condition essentielle de la démocratie", ajoutant que "leurs décisions sont soumises au contrôle des juridictions supérieures".

Mais le député UMP Georges Fennec lui a demandé d'enclencher la procédure qui permettrait de dessaisir la juge Claire Thépaut, mise en cause sans la nommer par Nicolas Sarkozy lors de son interview télévisée de mercredi.

"Pour lever tout conflit d'intérêt et toute suspicion légitime, il vous revient en tant que présidente de la juridiction parisienne, et pour une bonne administration de la justice, de prendre toute mesure pour lever toute ambiguïté", écrit-il dans un communiqué.

Nicolas Sarkozy a laissé entendre mercredi qu'il pourrait demander le dessaisissement de la juge d'instruction en déclarant qu'il aurait "l'occasion de faire valoir mes droits en la matière".

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a critiqué l'"insulte" faite par l'ancien chef de l'Etat aux institutions.

"Ce n'est pas parce qu'on a droit à la présomption d'innocence que l'on peut insulter comme cela, surtout quand on a été président de la République, les magistrats, le gouvernement, le président de la République", a-t-il dit sur RTL.

Démentant toute intervention de l'exécutif, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a demandé qu'on laisse la procédure judiciaire suivre son cours "pour que les choses soient claires".

Il a rappelé que la mise en examen initiale de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt s'était soldée en octobre dernier par un non-lieu.

(Marion Douet, édité par Yves Clarisse)

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  • M2473957 le jeudi 3 juil 2014 à 22:30

    Berlusconi est plus honnête car il avoue avoir dépassé la ligne par moments... Sarkozy est en crachant sur la justice avant mettre dêtre jugé vient ou d avouer sa culpabilité ou de montrer qu il n à aucune valeur de la république et des citoyens...

  • serge537 le jeudi 3 juil 2014 à 17:36

    justice ou secte rouge ????

  • msoulie3 le jeudi 3 juil 2014 à 17:35

    M5501241 TON PROPOS EST HORS SUJET, dehors.

  • msoulie3 le jeudi 3 juil 2014 à 17:34

    Les "vierges" de la magistrature ne peuvent hurler leur attachement à l'indépendance de leur corporation, quant il est DEMONTRE depuis trente mois, leur acharnement à tout faire, "tout faire" pour détruire une personnalité. 2017 est encore loin mais aussi "proche" et il leur faudra rendre des comptes et sortir de leur tour d'ivoire, eux qui statuent quant ils veulent. Est ce normal qu'en moyenne une décision à rendre doit être attendue plusieurs mois (15 à 20 mois-) ou plusieurs années.

  • M5501241 le jeudi 3 juil 2014 à 17:26

    C'est sûr qu'il est comparable à Berlusconi. Seuls les aveugles de la droite veulent maintenir un magouilleur de première

  • M8252219 le jeudi 3 juil 2014 à 16:30

    JE NE ME SOUVIENS PAS QU'ILS AVAIENT DÉMOLI LE MURS DES C/O/NS C'EST À CROIRE QUE POUR EUX C'ÉTAIT UNE ŒUVRE ARCHITECTURALE SUPÉRIEURE !!!!!!

  • gstorti le jeudi 3 juil 2014 à 16:27

    "L'ancien chef de l'Etat est sorti mercredi de son silence après sa mise en examen pour trafic d'influence, corruption active et violation du secret professionnel." "Le problème n'est pas que cela lui arrive, mais que cela n'arrive pas au millions d'élus et de haut fonctionnaires, qui pourrait tous être accusé des mêmes faits...""ils sont tous RESPONSABLE MAIS NON COUPABLE"

  • sergela3 le jeudi 3 juil 2014 à 16:23

    Et Cahuzac lui il est perdu de vue et pas d'avis de recherche équitable les juges?

  • sergela3 le jeudi 3 juil 2014 à 16:20

    Une évidence quand un ministre de l'intérieur Sarkosy a l.époque se fait siffler lors d'une visite à l'école de la magistrature par des bran leurs en formation on voit bien que le pli est delà bien marqué à Gauche!!Les juges une caste qu'il faudra mettre au pas en 2017.

  • M940878 le jeudi 3 juil 2014 à 16:19

    si cette affaire est déclarée sans suite , comme je le pense vu l'illégalité des écoutes , je pense que certain(e)s juges peuvent déjà préparer leurs valises