Mais qui es-tu, le vieux briscard ?

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Mais qui es-tu, le vieux briscard ?
Mais qui es-tu, le vieux briscard ?

Il n'est pas forcément le plus habile. Il n'est pas forcément le plus rapide. Mais le vieux briscard est une espèce à part qui squatte les terrains de football armé de son expérience. Pour le meilleur et parfois le pire.

En des temps où la balle ronde n'avait pas encore envahi les terres, le briscard était le surnom attribué à un soldat expérimenté de l'armée napoléonienne, un homme qui maniait cheval et artillerie comme personne du fait de ses années au combat. Par définition, le vieux briscard du football serait un joueur au bagage important, un écumeur des prés invétéré. Mais pas seulement. Car en plus d'exprimer une sage ancienneté, le terme a évolué, recouvrant désormais les notions de malice et ruse. Un élargissement qui semble correspondre à ce footballeur particulier, usé par le temps, mais capable de juguler ses faiblesses physiques par des "trucs et astuces" comme seule l'expérience peut en fournir. Une espèce rare, qui à défaut de pulluler, sait se faire précieuse au milieu d'un collectif de jeunes fous, et contrariante pour des adversaires que le briscard s'amuse à éreinter. Un poison en somme.
De l'expérience et des gestes
Être un briscard, c'est avant tout disposer d'une gestuelle différente, d'une panoplie de mouvements qui tend plus à l'efficacité qu'à la débauche de talent. Jonnhy Ecker, ancien défenseur à la frappe surpuissante, détaille les domaines dans lequel le briscard excelle : "Le placement du corps pour protéger son ballon, le déplacement sur un appel/contre appel, la maîtrise de l'intervalle... Moi mon acquis principal, c'est de savoir comment défendre avec les bras et pour me prendre le ballon, c'est difficile." Efficaces, les techniques de l'ex-Lillois et Marseillais demeurent toutefois vides de toute malice. Un point sur lequel José Cobos vient apporter un complément : "Avant, il y avait des poussettes, c'est un geste qu'on ne voit plus. Mais quand vous parlez de vieux briscard, il y en a qui énervaient beaucoup les défenseurs, c'étaient les frères Vujovi?, notamment Zlatko, je crois. Je débutais dans le football, et je savais que s'il avait un ballon dans la surface, je devais plus faire attention à ce qu'il ne tombe plutôt qu'il frappe. " De la finesse tactique, l'exploitation des failles adverses : le vieux briscard est une sorte de sage capable de détourner son savoir pour aller vers la victoire. Mauvaises intentions ? Peut-être. Mais pour José Cobos, l'attitude de ce footballeur relève avant tout du jeu : "Peut-être qu'aujourd'hui on dirait "tricheur", mais je ne voyais pas ça comme ça à l'époque. C'était du vice, un jeu...


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