Mais qui es-tu, le joueur qui ne célèbre pas son but ?

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Mais qui es-tu, le joueur qui ne célèbre pas son but ?
Mais qui es-tu, le joueur qui ne célèbre pas son but ?

Le monde du foot se divise en deux catégories. Ceux qui préparent leur célébration, qui vont chercher l'originalité, qui s'époumonent quand ils font trembler les filets, l'école Pippo Inzaghi. Et aujourd'hui, de plus en plus, ceux qui font la gueule.

Visage neutre. Impassible. Pas la moindre émotion. Geoffrey Kondogbia, chasseur de ballon, n'est pas un habitué de la chose. Et pourtant, aujourd'hui contre le Torino, il vient d'inscrire son premier but avec l'Inter. Son premier aussi en Serie A. Une reprise de volée pas dégueulasse pour couronner le tout… Ça se fête, non ? Pas du tout. Pas aujourd'hui en tout cas. Icardi, Palacio, Felipe Melo et consorts explosent de joie, lui sautent dessus. Mais, lui court, puis marche vers le poteau de corner, le regard braqué sur ses pieds. À le regarder, on dirait qu'il s'en fout. Complètement. Ou alors, il feint de ne pas s'en préoccuper. Quoi qu'il en soit, son attitude dénote. D'accord, le spectacle proposé par les Nerazzurri depuis le début de saison ne donne pas envie de sourire, mais de là à tirer la gueule en pleine euphorie collective ? Vraiment ? Il n'est pas le premier, et ne semble pas non plus être le dernier.

@Geo_Kondogbia's first competitive Inter goal! https://t.co/NWBd3btJ5f

— INTERPEDIA 1908 (@interpedia_) 9 Novembre 2015

La fin d'un cycle


Ça a peut-être commencé avec le King. Éric Cantona ou quand l'arrogance, un col relevé et un dos tourné aux supporters, ou un buste offert à tous, suffisait à ponctuer un chef-d'œuvre. Non, pas besoin de sauter dans tous les sens parce que marquer des buts, c'est son quotidien. "C'est son métier", comme dirait Balotelli. "T'as déjà vu un facteur sauter de joie quand il livre le courrier ?" Vingt-cinq ans après les premières danses de Roger Milla, la célébration prend donc un coup de vieux. La sobriété revient sur le devant de la scène : la rage de Zlatan, la transe de CR7, les accolades du Barça. Court, simple et efficace. Et même plus encore : le refus catégorique de manifester sa joie à la Balotelli. Qui n'est pas le respect que peuvent témoigner certains joueurs à leur ex-club.

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Et si…






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