Mais qui es-tu, la forteresse imprenable ?

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Mais qui es-tu, la forteresse imprenable ?
Mais qui es-tu, la forteresse imprenable ?

Comme si les flèches devenaient fleurs au contact des remparts. Comme si les ballons devenaient bulles de savon à l'approche des buts. C'est pareil pour toutes les équipes : rien ne rentre dans ce foutu stade. Mais qui es-tu la forteresse imprenable ?

Quand on parle de forteresse, on pense tout de suite à un édifice médiéval servant à protéger au maximum la population qui s'y trouve. Dans le football, ces édifices peuvent aussi être identifiés comme un lieu dont il est quasiment impossible de sortir satisfait. Différents clubs ont transformé leurs stades en véritable bunker. La véritable "forteresse imprenable" était nigériane et vient de s'effondrer il y a peu. En effet, le Sani Abacha Stadium est l'antre des Kano Pillars. L'équipe sub-saharienne était invaincue depuis le 21 juin 2003. Elle s'est inclinée pour la première fois le 23 août dernier face au Nasarawa United. Une série d'invincibilité sur laquelle peut baver le top 10 des meilleurs clubs européens. Mais alors qui es-tu, la "forteresse imprenable" ?

Des bases solides et une défense de fer


La situation géographique doit être précise pour rendre le bâti infranchissable, grâce à des matériaux solides. Parole est donnée à Agnès Daubrege, guide du château de Peyrepertuse, qui abrita Henri II, roi de Castille en 1368. "La forteresse doit être en hauteur et il lui faut de bons remparts, commence-t-elle. La nôtre a été construite avec de la pierre taillée directement sur place. Et en ce qui nous concerne, nous disposons d'archères, des petites fentes pour pouvoir tirer des flèches au cas où il faudrait répondre à une attaque. À l'époque, il fallait être prêt pour les assauts adverses."

Idem pour un stade hostile aux visiteurs. Il faut partir sur des bases solides, car une "forteresse imprenable" est le résultat d'un habile mélange d'ingrédients. Une série de victoires, des défenseurs en guise de tours de contrôle, des supporters qui y croient, mais aussi une confiance et une sérénité émanant de l'équipe qui joue dans son antre. Tout cela, mixé et condensé, souvent, une fois toutes les deux semaines. Édouard Cissé, ancien joueur du Beşiktaş entre 2007 et 2009, a connu une période magique au Stade BJK Inönü lors de la saison 2008-2009 où il réalise le doublé coupe + championnat : "Si ton stade est une forteresse imprenable, ça t'apporte une confiance folle, t'es serein. Tu sais que, même si tu vas concéder des occasions, il n'y aura pas but. Les supporters vont mettre une pression dingue sur les joueurs adverses. Ils vont se dire : "Putain, ça va être une galère.""
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