Mais qui es-tu, l'avant-centre pivot ?

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Mais qui es-tu, l'avant-centre pivot ?
Mais qui es-tu, l'avant-centre pivot ?

Gómez, Giroud, Pellé… Qu'importe le vainqueur, l'Euro 2016 aura vu l'attaquant de pivot, un temps boudé, revenir à la mode. Pourquoi a-t-il été oublié ces dernières années ? Comment expliquer son retour ? Et qu'est-ce qui le caractérise vraiment ? Réponses avec une référence du poste, Lilian Laslandes.

L'Allemagne mène 1-0 quand il doit laisser sa place en raison d'une cuisse droite douloureuse. À peine cinq minutes après sa sortie, la Mannschaft se fait rejoindre. Coïncidence ? Peut-être. N'empêche que Mario Gómez était jusque-là essentiel au jeu de son équipe. Non seulement il avait été à l'origine du but inscrit grâce à un sublime service pour Jonas Hector, le passeur décisif, mais il représentait également le premier défenseur des siens. Joachim Löw a pourtant mis du temps à le comprendre. Suite aux mauvaises performances de Mario Götze, le sélectionneur aux doigts dégueus s'est néanmoins rendu à l'évidence : il lui fallait un neuf, un vrai, un avant-centre à "l'ancienne", presque.


Car oui, ce genre d'attaquant grand, costaud, viril, aérien, pas forcément technique ou rapide, était passé de mode. Surtout depuis la conquête du titre européen en 2012 par une Espagne qui jouait sans vrai attaquant de pointe. On préférait le neuf ultra sexy, style Luis Suárez, Sergio Agüero voire Gonzalo Higuaín, ou carrément un milieu offensif (Cesc Fàbregas). Oui, on a bien cru que l'attaquant de pivot était mort. Mais l'Euro 2016 est passé par là et a fait la part belle aux Giroud, Pellé, Sigþórsson, sans que les Lewandowski et Morata ne fasse grosse impression (malgré quatre buts pour ces deux derniers, quand même). Le constat est donc net : l'Euro 2016 signe le retour au premier plan de l'attaquant pivot. Celui-là même qui ressemble plus à Jan Koller ou Brandão qu'à Zlatan Ibrahimović ou Karim Benzema.

Rien ne sert de courir...


Mais d'abord, outre l'argument Roja, pourquoi l'avait-on abandonné ? "Depuis quelques années, le football veut aller trop vite, répond Lilian Laslandes, un spécialiste du poste dans les années 1990-2000. On cherche toujours la profondeur. Dans le dos, dans le dos, dans le dos… Je le vois avec les jeunes dont je m'occupe : ils sont obnubilés par le jeu vers l'avant, totalement impatients. Tu as des gars hyper grands qui devraient utiliser leur corps pour protéger le ballon,…





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