Mais qui es-tu Gaizka Garitano ?

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Alors qu'il a relancé un interminable débat sur les différentes identités espagnoles, Gaizka Garitano reçoit de nombreux soutiens. Plus que cet imbroglio, l'entraîneur basque se révèle un ovni de la Liga, ancien étudiant en journalisme et poète improvisé à ses heures perdues, qui rame dans le même sens qu'un Eibar qu'il a mené vers les sommets.

"Il se passe quelque chose ?", "Oui, il se passe clairement quelque chose, nous ne comprenons pas ". Passablement exaspéré par la frustration pesante de deux journalistes andalous, bien incapables de comprendre ses réponses énoncées en basque, Gaizka Garitano ne prend pas le temps de conclure sa conférence et claque la porte. "Almería est depuis six ans en première division. Quand est venu Barcelone, les premières questions ont été posées en catalan et ensuite en castillan. Je ne comprends pas d'où vient cette attitude " : le chef de presse d'Almería, étonné et gêné, tance bien les gratte-papier locaux, mais le mal est fait. À cette scène ubuesque, propre à l'Espagne et ses multiples identités, font suite des déclarations solidaires d'autres entraîneurs originaires d'outre-Pyrénées. "Il ne manquerait plus qu'il ne puisse pas répondre dans sa langue", ironise ainsi Luis Enrique. Alors que cette scène a relancé un inextinguible débat autour des différentes langues du Royaume de Philippe, qui se cache derrière le costume de l'entraîneur d'Eibar ? Un ancien étudiant en journalisme, pas peu fier de ses origines, entre autres.
"J'aurais fait de la poésie improvisée"
La carrière de joueur de Gaizka Garitano se résume à une carte de l'Euskadi. "Vous devez comprendre qu'à part mes années à Ourense et à Lleida, j'ai toujours vécu ici, au Pays basque, raconte-t-il dans un entretien au journal Publico. Je suis un mec basque, basque comme les plus anciens, avec cette manière d'être. Je suis quelqu'un de sérieux, identifié à ma région." Une région dont il connaît les moindres recoins, sa carrière de joueur l'ayant mené de Bilbao à San Sebastián en passant par Vitória. Mis à part quelques sorties en Liga avec la Real Sociedad, ce rugueux milieu de terrain ne connaît que les prés de seconde et troisième divisions. S'il n'avait pas rencontré le ballon rond, idem, il n'aurait jamais quitté sa région natale : "Si je ne m'étais pas dédié au football, j'aurais été un "bertsolari" (un poète basque, ndlr), c'est de la poésie improvisée. Au Pays basque, il y a des championnats de bertsolari qui comptent 15 000 participants. Cela raconte comment je suis". Pour sûr, avec ses "huit noms basques", comme il aime à le rappeler, une carrière à la Bruce Springsteen basque, et…


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