Mais qui a tué Albert Ebossé ?

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Mais qui a tué Albert Ebossé ?
Mais qui a tué Albert Ebossé ?

Le doute n'est désormais plus permis : Albert Ebossé a été violemment assassiné en août dernier, dans le chemin qui mène du terrain aux vestiaires. Pourquoi ? Par qui ? Ici demeurent les zones d'ombre d'un drame qui n'a pas fini de faire parler de lui.

Ils ont tout dit, sauf la vérité. Alors que le regretté Albert Ebossé venait de trouver la mort en ce 23 août dernier, les questions sur sa disparition n'ont pas tardé à affluer. Devant les caméras, Mohand Cherif Hannafi, le président de la JS Kabylie, a d'abord marmonné que le Camerounais aurait "glissé sur une flaque d'eau", avant de décéder suite à la rupture d'un "nerf" de la nuque. Face aux interrogations, il a ensuite privilégié la thèse d'une crise cardiaque, corroborée dans la foulée par le médecin du club : "Pendant le match, Albert a fourni beaucoup d'efforts. Au moment où il allait quitter le terrain, il a eu un malaise." En sanglots, son coéquipier Kamel Yesli a lui raconté à France Info que son ami aurait reçu "deux projectiles", le premier au poignet et le second à la tête, "qu'il n'a pas pu esquiver". Après quelques semaines ombrageuses où se sont succédées les versions dissociées, c'est finalement Mohamed Tahmi, le ministre des Sports algérien, qui a livré le rapport officiel de l'enquête en septembre dernier : le Camerounais serait bien mort à cause d'un projectile lancé depuis les tribunes du stade de Tizi Ouzou, où la JSK venait de s'incliner contre l'USM Alger (1-2). "L'objet litigieux est identique aux objets retrouvés sur les chantiers hors du stade du 1er novembre 1954. Il s'agit d'une ardoise tranchante" avait expliqué le ministre, avant d'infliger une lourde sanction au club kabyle, dont les matchs cette saison se jouent à huis clos. Punition exemplaire. Affaire classée.
"Il a dû se débattre et a reçu un coup sur le crâne"
Sous le coup de l'émotion, beaucoup ont alors fustigé la violence jamais démentie des stades algériens, où les agressions à l'arme blanche et jets de pierres sur les joueurs sont légion. Si le problème reste entier, il semblerait néanmoins que, pour une fois, les supporters ne soient pas à blâmer. Il aura finalement fallu attendre presque cinq mois et la publication de la...


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