Mais pourquoi diable Furiani est-il si morose cette saison ?

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Mais pourquoi diable Furiani est-il si morose cette saison ?
Mais pourquoi diable Furiani est-il si morose cette saison ?

Vendu comme un volcan par la presse, Furiani semble s'éteindre petit à petit. Cette semaine, la double réception de Nancy et Guingamp ne devrait pas attirer grand monde. Mais pourquoi le Sporting génère-t-il moins d'engouement cette saison ?

Il fait chaud, on revient de la plage et on ne pense qu'à une chose : retrouver Furiani. À l'apéro, on parle déjà de la compo de la première rencontre qui se déroule dans deux semaines. On critique parfois le recrutement, toujours la qualité de la pelouse, mais une chose n'est jamais envisagée : sécher les sièges en plastique d'Armand Cesari. Depuis la remontée en Ligue 1, le premier match à domicile du Sporting génère chaque saison un engouement bouillonnant. Il est ainsi normal de voir des dizaines de supporters et touristes en short et claquettes irrités, suant dans la queue pour obtenir un précieux sésame des jours avant le coup d'envoi. Cet été, rien de tout ça. On a beau accueillir Paris, des centaines de places restent étrangement vides. Pour ceux qui ont fait le déplacement, l'enthousiasme est moins grand qu'à l'accoutumée. Un phénomène qui touche les supporters occasionnels, mais aussi les plus vieux fans.

Animateur de la très populaire émission en ligne Minenfootu, visant à donner la parole aux supporters, Anthony Luciani avoue en grimaçant : " Je suis toujours allé au stade et il est vrai que cette année fait partie de celles où je n'y vais pas volontiers. On sent qu'il y a un malaise. " Pour la réception du PSG, le club passe la rencontre en match de gala, faisant grimper le prix des places à soixante euros en tribune latérale. Abonné depuis 1989, Luciani explique : " J'ai rencontré des gens issus de la diaspora, qui ne voient qu'un match par an. Ils ne sont pas allés au stade à cause du prix. Avec la femme et les enfants, ça fait beaucoup. " Baissé à 150 euros, le coût de l'abonnement en tribune populaire aurait, jadis, fait passer la pilule du ticket contre Paris. Mais pas cette année. Dans les bars de la place Saint-Nicolas, la grogne envers les dirigeants se fait de plus en plus bruyante. Un mécontentement dont la source est plus ancienne qu'il n'y paraît.

" Parce que c'est la vie ô Jean ! "


En 2010, neuf supporters, neuf " copains " reprennent un club à l'agonie. Grands sauveurs, les nouveaux dirigeants réussissent l'exploit de ramener un entraîneur de Ligue 1, Frédéric Hantz, à la tête d'une équipe de National. L'histoire d'amour de l'actuel coach de Montpellier avec le peuple corse est connue. On chante son nom, le…




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